Mopti : ZONES HUMIDES À PRÉSERVER

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Le Mali à l’instar de la communauté internationale, célèbre le 2 février de chaque année, la Journée mondiale des zones humides (JMZH). À Mopti, la direction régionale des Eaux et Forêts et plusieurs de ses partenaires comme l’alliance Partner For Résilience (PfR) composée de Wetlands International, la Croix rouge malienne ont célébré la Journée. C’était le jeudi 28 février. En plus des partenaires cités plus haut, on l’on notait aussi la présence de Care Mali et du Centre du climat de la Croix rouge.
« Mieux vaut tard que jamais » se sont dits ces acteurs en célébrant ladite Journée qui marque l’adoption de la Convention de Ramsar sur les zones humides en 1971 qui consacre le début d’une prise de conscience internationale pour la protection de la biodiversité. Elle vise à informer et sensibiliser les autorités régionales, locales, les décideurs et les communautés riveraines des zones humides sur leurs rôles dans la protection contre les effets néfastes du changement climatique. Cette commémoration a non seulement regroupé les responsables de la direction régionale des Eaux et Forêts, mais aussi du consortium d’ONG de mise en œuvre du projet Partner For Résilience (PfR), entre autres. On notait aussi la présence du coordinateur du PDDIN, Ousmane Dolo et du représentant du maire de Mopti, Badou Maïga. Le thème retenu pour cette année 2019 est : « Zones humides et changement climatique ».

La journée a commencé par la visite du site de la société coopérative des planteurs et maraîchers de Mopti dans le casier rizicole de l’ORM. Ce site de 20 hectares pour 300 exploitants est un exemple significatif des effets du changement climatique. En effet, ce périmètre qui ne s’inonde plus est devenu propice aux cultures maraîchères contrairement à sa vocation initiale qui est la culture du riz. En plus des émissions radiophoniques réalisées sur les enjeux de la conservation des zones humides, il a été organisé une conférence débats au siège de la Croix rouge malienne sur les fonctions et les services des zones humides et le changement climatique. Cette conférence, animée par le capitaine des Eaux et Forêts, Mahamadou Dembélé, à la direction régionale de Mopti, a enregistré la participation des coalitions GIR des cercles de Djenné, Bankass et Mopti. A l’entame de la conférence, le directeur régional des Eaux et Forêts, Souveïbou Mangané a rappelé la nécessité d’une bonne gestion des ressources en eau et l’adaptation au changement climatique. La conférence a mis l’accent sur les rôles et les responsabilités des différents acteurs dans la protection des zones humides qui font l’objet d’une exploitation abusive. Selon les techniciens, au niveau mondial, 169 pays sont membres signataires de la Convention de Ramsar, dont le Mali en 1987. Sur les 2.243 zones humides enregistrées comme des sites Ramsar, soit une superficie de 216.338.080 hectares, quatre sites couvrant plus de 4 millions d’hectares sont au Mali, dont 2, plus le Sourou dans la région de Mopti. Il s’agit du Delta intérieur du Niger, de la plaine de Séri dans la région de Mopti, du lac Magui dans la région de Kayes et du lac Wegna dans la région de Koulikoro.
Selon les conférenciers, ce vaste espace est l’espoir de millions de personnes. Mais il est soumis à une rude épreuve dûe aux effets conjugués des mauvaises pratiques humaines et du changement climatique qui menaçent son existence. Le directeur régional a, au nom du directeur national et des autorités de la région, remercié le consortium de l’alliance Partner for Résilience (PfR) et leurs partenaires pour l’accompagnement multiforme pour la protection de l’environnement, un bien commun.
Dramane
COULIBALY
AMAP-Mopti

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