Niafunké : Agression au couteau et à la machette d’un gendarme en pleine ville

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Un homme, armé de couteau et de machette, a tenté, vendredi, de décapiter un gendarme sur sa moto, à Niafunké, dans le Nord du Mali, sur l’unique voie bitumée de la ville, non loin du marché.

Le faits se sont déroulés entre 18 heures et 18 heures 30. L’assaillant a poursuivi le gendarme qui circulait lentement à moto. Après lui avoir asséné un premier coup de machette sur la tête de sa victime, celle-ci s’est retournée pour se défendre.
Dans le corps à corps qui s’est engagé, l’assaillant a tenté vainement de retirer l’arme du gendarme qui a réussi à le mettre à terre. Des témoins de la scène ont prêté main forte au gendarme avant l’arrivée d’autres éléments de la brigade qui ont arrêté l’agresseur et l’ont conduit à la gendarmerie.

Selon la brigade de gendarmerie locale, qui l’a qualifié de «présumé djihadiste», l’assaillant cherchait, surtout, à s’emparer de l’arme du gendarme et ne serait pas seul. Le gendarme blessé a, aussitôt, été admis à l’hôpital de Niafunké où il a reçu des soins. Ses jours ne sont pas en danger mais il a perdu beaucoup de sang. «Il a de graves blessures à la tête», a déclaré son médecin.

Samedi matin, plusieurs présumés complices de l’agresseur ont été arrêtés. Les forces de sécurité ont encerclé la ville et multiplient les fouilles et les patrouilles.

Cette situation a semé une certaine panique dans la population de Niafunké, du Gourma (Sud) et une grande partie du Haoussa (Nord) qui sont, depuis plusieurs mois voire plusieurs années, pour certaines, sous le contrôle de groupes armés et djihadistes et victimes de nombreux braquages sur les axes Niafunké-Tonka-Goundam-Tombouctou.

À Diré, dans la même nuit du vendredi au samedi, aux environs de zéro heure, des individus armés ont braqué un mécanicien auto, enlevé deux véhicules et saboté un château d’eau, emportant les panneaux solaires et la pompe.
Dimanche, plusieurs femmes qui ont quitté Niafunké pour les récoltes dans les champs de riz, en face de la ville, sur l’autre rive du fleuve Niger, ont été arrêtées par des présumés djihadistes «parce qu’elles ne portaient pas le voile», nous a signalé le père d’une victime.

Les autorités locales poursuivent la sensibilisation des populations afin qu’elles restent vigilantes.

Sékou A. MAIGA
Amap-Niafunké

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