Nouvelle prison à Kéniéroba : LE CHANTIER PROGRESSE

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Le ministre de la Justice a constaté que les travaux sont à 61% de réalisation

Dans le cadre de la prise de contact avec les structures rattachées à son département, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, a effectué, samedi dernier, une visite sur le chantier de la nouvelle Maison d’arrêt située à Kéniéroba dans le cercle de Kati à environ 60 kilomètres de la capitale. Outre ses proches collaborateurs, les responsables de plusieurs services relevant du département de la Justice avaient également effectué le déplacement.
Débutés en juin 2017 pour un délai d‘exécution de deux ans, les travaux de construction de la prison sont confiés à l’Entreprise de commerce général Coulibaly (ECGC), une société de droit malien. D’une capacité d’accueil de 2.500 places, la nouvelle Maison d’arrêt de Kiéniéroba est bâtie sur une superficie de 6 hectares. Elle est constituée d’un complexe comprenant un bloc en R+2 équipé d’un ascenseur et deux escaliers pour l’administration, les services de surveillance et d’accueil, 10 blocs de réception dont deux VIP de 72 places, une salle d’apprentissage, une salle polyvalente pour la restauration, un magasin, une bibliothèque. Sans oublier des lieux de culte (mosquée et église), et deux terrains de sports multifonctionnels. Sur le plan de la sécurité, la nouvelle forteresse est clôturée par deux murs blindés et quatre miradors au niveau des quatre angles pour la vue extérieure des sentinelles. Elle sera aussi dotée d’un système de vidéo surveillance mobile et fixe de dernière génération.
D’un coût total estimé à 9 milliards Fcfa, l’infrastructure répondant aux normes internationales, contribuera sans nul doute à la promotion et à la protection des droits humains, l’un des soucis majeurs des plus hautes autorités de notre pays. Le directeur d’ECGC, Fodé Coulibaly, a estimé la réalisation des travaux à 61% à ce jour contre un taux de décaissement de 36 %. Il a aussi sollicité un plaidoyer fort du ministre de la Justice, Garde des Sceaux auprès des hautes autorités pour le règlement rapide de ses factures en cours pour que le chantier puisse être livré le plus rapidement possible. Pour cela, l’entrepreneur n’a pas manqué de demander un délai supplémentaire au ministre Coulibaly.
Visiblement satisfait de l’état d’avancement des travaux malgré les difficultés de décaissement, Malick Coulibaly a néanmoins indiqué qu’il est plus qu’indispensable d’achever cette prison. Et de rappeler que le Mali est une nation à la civilisation multiséculaire qui bénéficie de l’engagement indicible des plus hautes autorités, à commencer par le président de la République, le Premier ministre ainsi que tous les ministres qui l’ont précédé à la tête du département de la Justice. Il a estimé que chacun, à son époque, a fait de son mieux pour faire évoluer ce chantier. Pour résoudre le problème de la surpopulation carcérale, le ministre Coulibaly a déclaré qu’il faut nécessairement que « nous pansions les torts de notre société», ajoutant que «la prison est nécessaire et indispensable. Quand on y va, il faut aller pour la bonne cause et rester le temps juste nécessaire, parce que le droit à un procès juste et équitable dans un délai raisonnable est aussi un droit fondamental sur lequel nous veillons attentivement». Répondant aux inquiétudes du directeur d’ECGC, le Garde des Sceaux a affirmé que «c’est un défi majeur, indispensable pour l’Etat malien, les plus hautes autorités et l’ensemble du gouvernement de terminer ce chantier pour soulager les milliers de détenus, et faire évoluer les droits de l’Homme dans notre pays». Après Kéniéroba, le ministre et sa délégation sont allés visiter la prison centrale de Kangaba, où le surpeuplement carcéral est également à déplorer. Auparavant, Malick Coulibaly avait aussi visité le centre pénitencier agricole de Kiéniéroba et la Brigade territoriale de la gendarmerie de Kangaba. Dans toutes ces localités, il a invité les responsables pénitentiaires à une application stricte des délais de garde à vue, et les procédures de transfèrement dans le respect total des droits de l’Homme et de la dignité humaine.
Aboubacar TRAORÉ

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