Obsèques de Biramou Sissoko : L’hommage national à un cadre chevronné

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La cérémonie s’est déroulée à la place d’armes de Kati

Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, accompagné d’une forte délégation gouvernementale, a assisté hier aux obsèques du défunt gouverneur de Ségou, feu Biramou Sissoko, à la Place d’armes de Kati. C’est avec beaucoup de tristesse et de compassion que l’État, les collaborateurs, collègues, frères et amis ont rendu un dernier hommage à l’Inspecteur général des Eaux et Forêts Biramou Sissoko. Il était le gouverneur de Ségou lorsque la mort l’a brutalement arraché à l’affection de tous, lundi dernier.

Le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koïna Ag Ahmadou, au nom de ses pairs, a présenté les condoléances. Il a retenu de l’homme le souvenir d’un cadre responsable, fidèle au poste, toujours positif, optimiste devant l’Éternel, constamment tourné vers les autres, à leur écoute. «Tu laisses un vide derrière toi, et c’est avec beaucoup de tristesse et de compassion que nous présentons nos sincères condoléances à tes épouses, tes enfants, tes frères et sœurs, tes parents et tes collaborateurs du gouvernorat de Ségou, pour témoigner notre soutien dans ce moment douloureux», a-t-il ajouté. Pour Koïna Ag Ahmadou, les gouverneurs du Mali conserveront de feu Biramou Sissoko, le souvenir d’un homme affable, généreux, travailleur, avenant et de conviction.

L’homme, qui vient d’être accompagné à sa dernière demeure, a été un grand commis de l’État avec une riche carrière tant au plan local, régional que national. Il a marqué de façon indélébile son passage à tous les postes occupés. Intelligent, intègre, pétri d’expérience, compétent, l’Inspecteur général des Eaux et Forêts Biramou Sissoko, de l’avis de ses collaborateurs, était d’un commerce très facile, ouvert et doté d’une capacité d’analyse rigoureuse.

Diplômé de l’Institut polytechnique rural de Katibougou (IPR), en 1981, spécialité Eaux et Forêts, Biramou Sissoko intègre la fonction publique et est affecté en 1982 à Kayes comme chef de chantier d’exploitation de bois, de charbon et de rônier. Ensuite commence pour lui sa carrière de fonctionnaire qui durera 38 ans.

Il occupera différents postes de responsabilité. Ce cadre chevronné fut en effet, entre autres, chef de poste forestier de Béma en 1985 ; chef de section contentieux et statistiques à la direction régionale des Eaux et Forêts de Koulikoro en 1986 ; chef de cantonnements forestiers de Kolokani, Macina et Niono de 1987 à 1995 ; directeur régional des ressources forestières, fauniques et halieutiques de Gao de 1995 à 1997. Aussi, Biramou Sissoko fut chef de la division conservation de la faune et de son habitat à la direction nationale de la conservation de la nature à Bamako de juin 2003 à juillet 2013.

Ensuite, de janvier 2014 à avril 2015, il a été directeur général de l’Office de protection des végétaux avant d’occuper le poste de directeur national des Eaux et Forêts entre avril 2015 et septembre 2016.

Il a, en plus, été conseiller technique au ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable de septembre 2016 à mars 2018. Depuis mars 2018, il exerçait les fonctions de gouverneur de la Région de Ségou jusqu’à son décès.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Boubacar Alpha Bah a témoigné que Biramou Sissoko a travaillé jour et nuit pour réconcilier cultivateurs et éleveurs, apaiser le climat social dans les cercles de la région, redonner espoir aux citoyens, apporter assistance aux plus nécessiteux et sinistrés.

«Il a marqué sa carrière par une participation effective aux activités de développement et au bien-être des populations rurales auprès desquelles, sa présence permanente, notamment dans le cadre de l’appui-conseil, a contribué à améliorer leur quotidien», a noté Boubacar Alpha Bah. Selon lui, le défunt assumait ses responsabilités avec beaucoup de sérieux et avait une conscience professionnelle sans faille, avec une approche pragmatique dans la résolution des problèmes. Ceci, dans le respect des règles de la déontologie de sa profession, avec son air bonhomme qui le caractérisait.

En retour, le pays a reconnu ses mérites qui lui ont valu les distinctions honorifiques : Chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole en 1999 ; Chevalier de l’Ordre National en 2015 et Officier de l’Ordre du Mérite Agricole en 2017.
Biramou Sissoko est décédé à l’âge de 62 ans en laissant derrière lui deux épouses et des orphelins inconsolables. Il repose désormais au cimetière de Kati.

Oumar DIAKITÉ

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