Oumra : LE PRÉSIDENT KEÏTA ACCOMPLIT LE RITUEL

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Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita a accompli dans la nuit de jeudi à vendredi la Oumra


Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, qui séjournait à la Mecque dans le cadre du 14è sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a accompli dans la nuit de jeudi à vendredi la Oumra (petit pèlerinage). Il était  accompagné de son épouse et du reste de sa délégation (y compris les membres du gouvernement : Thierno Amadou Hass Diallo des Affaires religieuses du Culte, Mme Nina Walet Intallou de l’Artisanat et du Tourisme et Tiébilé Dramé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale).
Et comme on pouvait s’y attendre, chaque fois que le chef de l’Etat foule la terre sainte de l’islam, il sacrifie un temps à ce rituel de portée religieuse immense. Selon les saintes écritures, le fidèle musulman, aussi souvent qu’il le peut, doit visiter la Kaaba pour solliciter la clémence  et le pardon du Tout-puissant mais aussi sa grâce et récompense.
Ibrahim Boubacar Keïta a donc effectué les rites de la Oumra après en avoir formulé l’intention. Il a effectué le «tawaf» ou les 7 tours de la Kaaba et requis les bénédictions d’Allah, le Clément et Miséricordieux pour qu’il agrée le rite à accomplir. Avec tonus, le président Keïta a fait la circumambulation du cube saint (Kaaba)  avant de prier deux rakats sur les lieux. Il a certainement fait des bénédictions pour lui-même, pour les siens et pour le Mali afin que celui-ci retrouve définitivement la paix, et s’extirpe des griffes des démons de la violence.
Le chef de l’Etat a enchaîné avec le parcours complémentaire, notamment « Safâ» et «Marwah» : deux rochers séparés par environ 500 à 600 mètres. Le fidèle qui accomplit le petit pèlerinage effectue aussi 7 fois ce trajet. Chaque aller compte un tour et chaque retour aussi. Dans ce rituel, le fidèle qui réalise la Oumra se conforme à la sunna du prophète Mahomet (PSL) qui par endroits bien indiqués donnait un coup d’accélérateur (des petits trots). Selon certains guides, le prophète (PSL) démontrait ainsi aux ennemis de l’islam la vigueur et la bonne santé des fidèles musulmans. Ce parcours se fait dans un couloir à trois niveaux. Le choix du couloir est laissé à l’appréciation du fidèle qui réalise ce rituel religieux sur la terre sainte de l’islam. Mais un constant partagé par tous, c’est que les personnes âgées  ont des difficultés à accomplir le parcours de Safâ et Marwah (elles trainent sur le trajet ).
Après avoir accompli la Oumra, le pèlerin est tenu de se raser la tête (ce qui aurait été recommandé par le prophète Mahomet (PSL). Mais d’autres se coupent simplement une petite partie des cheveux pour sacrifier à cette exigence. L’interdiction formelle de se raser la barbe est scrupuleusement respectée par les coiffeurs qui éconduisent ceux qui essaient de contrevenir à cette règle. Par ailleurs, il est expliqué que le fidèle qui accomplit la Oumra doit aussi immoler un mouton. On le sait la religion ne doit pas se nourrir de contradictions. Mais à en croire certains, cette question relève d’un débat d’écoles.
Une chose sur laquelle s’accorde tout le monde : la Oumra est un rituel qui doit s’accomplir en parfaite communion avec le Clément et Miséricordieux Allah et en tenue d’ihram, composée d’un « izâr » et d’un « rida », deux tissus blancs qui symbolisent la pureté. Mais ce n’est pas une exigence pour la femme de porter la tenue d’ihram. Elle peut se vêtir simplement avec des habits recommandables et acceptables par la religion musulmane. Faire la Oumra est un acte de dévotion. Mais elle a une symbolique particulière lorsqu’elle coïncide avec le mois béni de ramadan et sur la terre sainte de l’islam. Qu’il plaise à Allah d’accorde cette chance inouïe à tous les fidèles musulmans.
Envoyé spécial
Bréhima DOUMBIA

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