Paix et stabilité au Mali : L’OIM appuie le Mali dans la gestion de ses frontières

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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a organisé lundi dernier un atelier marquant le lancement officiel du « projet de renforcement de la paix et de la stabilité au Mali par l’emploi des jeunes, la cohésion sociale et la gestion des frontières ». C’était à l’hôtel Sheraton, en présence du représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, l’inspecteur général Moro Diakité, de l’ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke Kuroki et du chef de mission de l’OIM au Mali, Pascal Reyntjens.
L’objectif de cet atelier était d’informer les principaux acteurs et partenaires de l’OIM, des activités prévues dans le cadre dudit projet. Financé par le gouvernement du Japon, à hauteur de 866 millions de Fcfa, ce projet est initié par l’OIM et mis en œuvre, en étroite coopération avec le gouvernement du Mali, dans les régions de Sikasso, de Mopti, de Tombouctou et de Gao.
Ce projet a pour objectif de contribuer aux efforts du gouvernement malien pour stabiliser les communautés de plusieurs régions du pays. Il vise aussi à améliorer la sécurité intérieure au moyen d’un contrôle renforcé aux frontières, d’une assistance aux populations déplacées et d’une aide à la réinsertion économique pour les jeunes à risque.
Selon l’ambassadeur du Japon au Mali, malgré d’énormes efforts faits sans relâche par le gouvernement du Mali, la situation sécuritaire et humanitaire demeure toujours préoccupante, sur une bonne partie du territoire national. Daisuke Kuroki a rappelé qu’en vue d’accompagner ces efforts dans les lesdites régions, le Japon finance chaque année, et cela depuis 2013, divers projets préparés par les organisations internationales. Pour lui, tous ces projets visent à lutter contre les défis urgents chez le peuple malien. Le diplomate japonais a précisé que le projet se compose de trois activités : l’assistance aux réfugiés et déplacés ainsi qu’aux communautés d’accueil, le soutien à l’emploi des jeunes, et le renforcement des capacités de contrôle des frontières.
Le représentant du ministre de Sécurité et de la Protection civile, pour sa part, dira que les actions pertinentes et multiformes de l’OIM au Mali et dans les pays de G5 Sahel en matière de gestion de l’immigration et des frontières, viennent renforcer les efforts du gouvernement en la matière. D’après l’inspecteur général de police Moro Diakité, la construction de cinq postes de police frontière à Gogui et à Diboli dans la région de Kayes, à Sona et à Zégoua dans la région de Sikasso, à Kouremalé dans la région de Koulikoro et celle en projet à Hérémakono, selon les standards requis et équipés de système d’information et d’analyse des données migratoires (MIDAS), vont contribuer à améliorer substantiellement les conditions de travail et le rendement de la police à la frontière.
pour le chef de mission de l’OIM au Mali, ce projet contribuera à renforcer la stabilité sociale, la paix et la sécurité au Mali. Selon Pascal Reyntjens, la cohésion sociale et la gestion des frontières sont des piliers du développement du pays. Avec plus de 7500 km de frontières terrestres, a-t-il poursuivi, la gestion des frontières constitue un défi majeur sans cesse renouvelé pour le gouvernement du Mali, qui est en train de consolider des politiques efficaces en la matière.
Enfin, Pascal Reyntjens a déclaré qu’en raison des évènements qui surviennent dans les régions frontalières et qui affectent les populations directement, l’OIM considère la gestion des frontières comme un domaine urgent et prioritaire pour renforcer la sécurité et un développement harmonieux au Mali.
Aminata Diallo

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