PAPERM : DES ACTIONS CONCRÈTES SUR LE TERRAIN

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Les énergies renouvelables au Mali, y compris la bioénergie, en raison de l’importance de leurs potentialités respectives, constituent le creuset de solutions durables pour l’accès universel aux services énergétiques modernes. Mais le sous secteur reste caractérisé par des insuffisances spécifiques, réglementaires, institutionnelles et surtout d’investissements «innovants» pour son développement rapide et durable à grande échelle. C’est dans ce cadre que le Projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali (PAPERM) a été créé pour élargir l’accès aux services énergétiques via des énergies renouvelables. Le projet a pour objectif d’améliorer le cadre politique, juridique, règlementaire et institutionnel favorable à la promotion des investissements relatifs aux énergies renouvelables au Mali. Il s’agit aussi de renforcer les capacités des acteurs à travers la communication. A cela, il faut ajouter l’amélioration du système de suivi et l’évaluation du sous-secteur ainsi que le renforcement de l’approche programmatique dans le cadre du programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables  «Scaling Renewable Energy Program) » SREP-Mali. Dans le cadre de sa démarche de promotion des énergies renouvelables, le PAPERM a organisé, vendredi dernier, une visite d’inspection à Kita à l’intention de la Coalition des journalistes pour les énergies renouvelables au Mali. Là, ils ont, d’abord, visité les locaux de l’entreprise Jatropha Mali Initiative (JMI.sa). Pour Aboubacar Samaké, de l’Agence nationale de développement des énergies renouvelables, les biocarburants sont des carburants ne provenant pas des fossiles comme le pétrole. C’est du biogaz, un carburant propre qui ne détruit pas notre environnement. Les hommes des médias ont, ensuite, visité une usine de production de biocarburant, mise en place par la société Jatropha Mali Initiative qui produit de l’huile de pourghère, valorise les sous produits de décantation  et de pourghère. En perspectives, cette entreprise entend transformer 500 tonnes de purger en huile en 2018. Mais, le problème qui se pose, c’est que si la matière première existe, la demande tarde à se manifester. Ainsi par exemple, 3.000 litres d’huile raffinée de pourghère pouvant être utilisés comme carburant pour nos véhicules ou alimenter nos moulins et autres, sont stockés et attendent des preneurs. Compte tenu du fait que nos populations sont confrontées à d’énormes difficultés énergétiques, Boubacar Samaké estime que chacun doit être acteur principal de la production de l’énergie et de la transformation de nos ressources en source d’énergie pour nos besoins. De son côté, le directeur général de Jatropha Mali Initiative, Jacques Ahui-Ahui, a expliqué que le Jatropha produit à partir de 4 ans. A la première étape de son traitement, il donne de l’huile servant à la fabrication de savon. Pour motiver les agriculteurs à le produire (le Jatropha en soi ne pouvait pas constituer un revenu substantiel), la société a introduit dans sa politique, une culture vivrière saisonnière, le tournesol  qui donne de l’huile comestible, a-t-il expliqué. M. Samaké a aussi évoqué l’existence de plusieurs variétés dont les variétés locales et celles importées d’Inde pour pouvoir améliorer la qualité des produits à mettre sur le marché. Le Jatropha produit du biocarburant, du tourteau et du sédiment pour faire du savon. La Coalition des journalistes a aussi visité des installations énergétiques à base de bouse de vache à Benkadi Founia, à une dizaine de kilomètres de la ville de Kita ainsi que le groupe électrogène de 25 kva qui fonctionne avec le mélange de gasoil et d’huile de pourghère.
Babba B.
Coulibaly

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