Penda Kouyaté elle trace sa voie entre tradition et modernité

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Plus connue sous le sobriquet de Toubabou Djéli, Penda Kouyaté est une jeune chanteuse malienne qui vient de mettre à la disposition des mélomanes un nouveau single. Le morceau intitulé « Ndjaniè Tchè » ou mon amour, est un hymne aux hommes. Il s’agit d’époux qui assument leur rôle de chef de famille et qui restent aux petits soins pour leur femme. Avant ce single, Djéli toubabou avait déjà proposé deux autres morceaux qui ont obtenus de grands succès. Il s’agit de Bara mousso » et de « On s’en fout », respectivement en 2018 et 2016.

«Depuis ma tendre enfance, j’avais l’amour de la musique. » Elle a dès l’âge de 12 ans commencé à accompagner sa mère dans les cérémonies de baptême et de mariage. Ces « soumou », occasion de joie, donnent l’opportunité aux artistes de se mettre en valeur et donc aux jeunes de voir comment leurs aînés se comportent. C’était difficile de concilier cet apprentissage traditionnel de la musique et la fréquentation scolaire, avoue-t-elle.

Puis à l’âge de 16 ans, elle a été recrutée par des stylistes et des créateurs de mode en Guinée pour faire des défilés. C’est ainsi que deux années durant, Toubabou n’a fait que des défilés de mode au détriment de l’apprentissage de la musique. Cela ne plaisait pas à ses parents, car ces derniers estiment que c’est dans la musique qu’elle a son avenir. Elle sera donc obligée d’abandonner le mannequinat.

Ainsi, grâce à l’insistance de toute sa famille, elle revient dans la musique. Elle sera confiée dans un premier temps à Kanimba Oulé Kouyaté, dans le groupe de laquelle Toubabou sera choriste. Cette première expérience de la scène proprement dite lui permettra d’apprendre beaucoup dans la musique. En effet, Kanimba Oulé était très sollicitée à l’époque. Son groupe se déplaçait régulièrement pour des concerts aussi bien en Guinée qu’au Mali, parfois même au Burkina ou en Côte d’Ivoire.
Penda Kouyaté était sollicitée aussi pour accompagner d’autres artistes comme Diakouba Sékou Camara, Namassa Diabaté, Kagbé Fanta Diabaté et même Amadou Sodia.

Parrallèlement à la musique traditionnelle qu’elle apprenait, Toubabou faisait attention à la demande de ses camarades d’âge. Ces derniers sont attirés par les boîtes de nuit, les clips des artistes étrangers qu’ils voient à la télé. Ce qui a motivé sa décision de prendre son autonomie de faire un premier single. Un morceau qu’elle intitulera « On s’en fou ». Pour elle, il s’agissait de montrer qu’il était possible de trouver une ouverture dans la musique manding pour faire plaisir à la jeunesse. Cela n’est pas tombé dans l’oreille de sourds. Les jeunes ont vite adopté le titre qui était régulièrement joué dans les night club et les radios de proximité.
Penda Kouyaté dite Djéli Toubabou rêve d’enregistrer un album avec une dizaine de titres dans un grand studio afin de montrer tout son talent et sa vision de la musique manding.

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