Pour faire face aux conséquences du Covid-19 : Le gouvernement prévoit 400 milliards de FCFA

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Ce soutien aux acteurs économiques se matérialisera notamment par les renonciations à des recettes dues à l’état. D’autres mesures d’accompagnement sont prévues dans ce cadre. Tous les secteurs vont en bénéficier, notamment les secteurs les plus touchés : hôtellerie, transports, restauration, PME/PMI, banques

Les États sont en train de prendre des mesures importantes pour endiguer la propagation de la maladie à coronavirus et ses conséquences sur les économies et les finances. En effet, des entreprises les plus solides sont en difficulté. Ce qui les pousse à la suppression d’emplois. Toute chose qui fait dire à des experts que les effets économiques du Covid-19 seront plus graves que la crise économique de 1929.
Notre pays n’y échappe pas. Les hôtels, les restaurants, les agences de voyage, les transports en commun, tout le monde est en train de sentir les mesures de restriction prises par les autorités pour pouvoir bien lutter contre le Covid-19. Les premières évaluations faites par le gouvernement pour aider les entreprises à faire face à la situation sont estimées à près de 400 milliards de Fcfa. «Des mesures fiscales, sociales, économiques seront annoncées par le gouvernement dans les heures à venir. Tous les secteurs vont en bénéficier, notamment les secteurs les plus touchés : hôtellerie, transports, restauration, PME/PMI, banques, etc. L’incidence financière de ces mesures a été, pour l’instant par rapport à ce qu’on a pu mesurer, estimée à près de 400 milliards de Fcfa. Cette manne financière correspond à des renonciations à des recettes qui nous sont dues et auxquelles nous allons renoncer, des mesures d’accompagnement dont on a pu mesurer l’incidence financière », a déclaré, hier, le Premier ministre, ministre de l’économie et des Finances.

Dr Boubou Cissé recevait à cette occasion, à la Primature, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF). Conduite par son président, elle était venue remettre au chef du gouvernement une contribution financière de 670,5 millions de Fcfa au Fonds spécial Covid-19, créé par le président de la République.
Les contributions sont reparties comme suit : BDM-SA (100 millions de Fcfa), BMS-SA (100 millions de Fcfa) , BNDA (75 millions de Fcfa), Ecobank (60 millions de Fcfa), BOA (50 millions de Fcfa), BSIC (50 millions de Fcfa), BAM (50 millions de Fcfa), Orabank (35 millions de Fcfa), BIM-SA (30 millions de Fcfa), BCI (30 millions de Fcfa), BCS (20 millions de Fcfa), Bicim (10 millions de Fcfa), FGSP (5 millions de Fcfa), FGHM (3 millions de Fcfa) et Alios Finances (2,5 millions de Fcfa). Ces donations portent leur contribution à 748,5 millions en intégrant les contributions déjà versées par UBA et Corisbank.
Le chef du gouvernement a remercié les donateurs pour ce geste à l’endroit du pays dans le cadre de la lutte contre cette pandémie. Il expliquera que c’est le comportement et l’action de tout le monde qui pourront nous aider à la vaincre, au plan sanitaire et concernant les effets néfastes qu’elle pourrait avoir sur notre économie. Mais les conséquences économiques pourraient être minimisées grâce à l’appui et au concours nécessaire des banques à l’économie.
Le Premier ministre a saisi l’occasion pour attirer l’attention de ses hôtes sur la nécessité et l’urgence de la collaboration entre l’état et son système bancaire. Car, il s’agira, selon lui, de faire en sorte que les choses se passent sans grandes douleurs pour notre pays et son économie.
« Il s’agira de faire en sorte que notre économie continue à fonctionner afin de pouvoir sauver certaines PME/PMI qui sont sur le point de passer les clés sous le paillasson. Nous sommes conscients que nous n’allons pas y arriver sans un accompagnement significatif des banques », a insisté le patron de l’hôtel des finances. Dr Boubou Cissé a ajouté que le flux de soutiens financiers qui va profiter aux banques pour faire face aux conséquences du Covid-19 devrait aussi profiter à nos entreprises, notamment les PME/PMI à travers le refinancement et le report d’échéances.

Cheick M. TRAORÉ

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