Prévention des catastrophes : UNE CONFÉRENCE SUR LES AVANCÉES DU MALI À MOPTI

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Mopti a célébré, le 18 octobre dernier au village artisanal, la Journée internationale de prévention des catastrophes. Le clou de l’événement a été une conférence d’information, sensibilisation et partage des données sur les avancées du Mali et particulièrement de Mopti en matière de prévention, de préparation et de réponses aux désastres. L’événement a été organisé par la direction régionale de la Protection civile de Mopti, en collaboration avec le projet «Dialogue en gestion intégrée des risques» (D-GIR), mis en œuvre par le consortium d’ONG Wetlands international, Care international Mali, Croix rouge malienne, Croix rouge centre du climat et Croix rouge Netherlands.
Le thème retenu pour la journée pour cette année était : «Réduire les pertes économiques dues aux catastrophes». Le représentant du maire de la commune urbaine de Mopti, Badou Maïga, s’est réjoui du choix de sa collectivité où les populations dorment avec la peur au ventre; une peur  due notamment à la crue du fleuve Niger. Le représentant du gouverneur a rappelé que le but de cette journée était de promouvoir une culture mondiale de réduction des catastrophes, y compris les mesures de prévention, d’atténuation et de préparation. Ainsi, l’accent a été mis sur la diffusion des mesures, pratiques et politiques efficaces pour la réduction de l’exposition des communautés aux risques de catastrophe et une meilleure protection des foyers et autres moyens de subsistance, a expliqué M. Maïga.
Le superviseur du projet «Dialogue en gestion intégrée des risques», Souleymane Katilé, a présenté ledit projet qui est une résultante des expériences antérieures des partenaires pour la résilience (PFR) CARE-Mali, Wetlands International et le Mouvement de la Croix Rouge. Il a aussi rappelé les trois objectifs spécifiques du projet que sont : promouvoir la gestion rationnelle et équitable des ressources en eau, contribuer au développement des politiques et mécanismes locaux qui sécurisent l’accès des groupes vulnérables (éleveurs, pêcheurs, femmes et jeunes) aux espaces stratégiques en temps de crise, sècheresse ou d’inondation.
De son côté, le directeur régional de la Protection civile a évoqué les dispositions prises par les autorités, en matière de réduction des risques de catastrophes. Il s’agit, selon lui, des décrets portant organisation des secours, de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes et la contribution des partenaires. Le lieutenant-colonel Naman Keïta a aussi expliqué que la montée des eaux est de 6,62 m contre une côte d’alerte de 6,5 m. Ainsi, il a rappelé que la zone inondée de Mopti est dans une situation de risque majeur. Il a aussi expliqué les cas de crises et catastrophes pouvant engendrer des pertes économiques, les mesures préventives, le rôle et la responsabilité de chaque acteur dans la prévention et la riposte permettant de réduire les pertes économiques dues aux catastrophes.
Auparavant, le porte-parole du consortium, Ali Dia, avait souhaité une forte implication de tous pour une atténuation des chocs dans les situations de catastrophes. «Celles-ci ont des conséquences transversales. Il faut que les communautés s’approprient des outils d’alerte, des activités et actions visant à renforcer la résilience et réduire l’exposition aux risques et pertes», a-t-il indiqué.
Dramane
COULIBALY
AMAP-MOPTI

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