Processus de paix au Mali : Soutien ferme des États-Unis et de la France

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Le président Keïta a fait un état des lieux précis avec ses interlocuteurs

Le sous-secrétaire d’État aux Affaires politiques des États-Unis, David Hale, est en tournée en Afrique de l’Ouest. Un voyage axé sur le renforcement des partenariats régionaux pour la paix et la sécurité. Ces sujets étaient au cœur de l’audience à lui accordée, hier en début de soirée à la Villa des hôtes, par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.
Une rencontre qui a été élargie au directeur général des Affaires politiques et de sécurité du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Errera et trois membres du gouvernement.
Plus d’une heure durant, ces personnalités ont discuté des efforts visant à accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, de l’organisation des prochaines élections législatives et des efforts consentis pour améliorer la situation sécuritaire.
À l’issue de la rencontre, le sous-secrétaire d’État David Hale a réitéré le soutien de son pays au Mali dans la mise en œuvre de l’Accord, tout en saluant les progrès engrangés grâce à l’engagement du gouvernement et des autres parties prenantes. David Hale a également exprimé le soutien des États-Unis au Mali pour une organisation réussie des prochaines législatives. Son pays souhaite ces échéances électorales «transparentes et crédibles».
Aussi, les autorités américaines sont «prêtes à aider le Mali dans la lutte contre le terrorisme», selon David Hale qui a souligné l’importance d’œuvrer à «l’amélioration des rapports entre les militaires et les civils pour préserver les droits humains». Dans la foulée, le diplomate a magnifié le rôle capital que joue la France au Mali et insisté sur l’urgence de « renouveler nos efforts » pour l’atteinte des objectifs fixés en matière de lutte contre le terrorisme.
Les États-Unis accordent également une attention particulière aux questions de développement, convaincus que tout progrès en matière de sécurité sera éphémère si les causes profondes du conflit ne sont pas traitées. Faut-il le rappeler, les États-Unis contribuent pour plus de 200 millions de dollars par an au Mali dans des programmes d’aide et environ 60 millions dans l’aide humanitaire.
Pour sa part, le Français Philippe Errera précisera que cette rencontre avec le président de la République du Mali s’inscrit dans la suite du sommet de Pau. Il a remercié le président Keïta pour son implication personnelle dans le suivi des engagements pris lors du sommet.
Par cette rencontre conjointe, a-t-il poursuivi, «nous avons voulu faire un état des lieux très précis de la mise en œuvre des critères de la résolution 2480 du Conseil de sécurité et des engagements de Pau  qui ont pour objectif commun la mise en œuvre de l’Accord pour la paix».
Ainsi, ont-ils évoqué les avancées significatives enregistrées, mais aussi ce qui reste à faire, notamment le redéploiement des FAMa reconstituées au Nord et l’opérationnalisation du Fonds de développement durable. «Nous encourageons le gouvernement et toutes les parties signataires à poursuivre leurs efforts», a déclaré Phillipe Errera, soulignant qu’il reste un chemin important à faire dans les prochaines semaines avec en perspective les réunions de suivi du sommet de Pau et le renouvellement du mandat de la Minusma.

Issa DEMBÉLÉ

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