Projet Accès à l’énergie durable pour toutes et tous : le développement rural au cœur des ambitions

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D’un coût global estimé à plus de 4,4 milliards Fcfa, il entend améliorer l’accès aux énergies renouvelables à usages productifs, contribuant ainsi au développement économique et social et à
la stabilité des territoires ruraux

Le projet Accès à l’énergie durable pour toutes et tous (AEDTT), porté par le Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarité (GERES) a tenu, mercredi dernier dans un hôtel de la place, son premier comité de pilotage. L’ouverture des travaux, présidée par la directrice nationale de l’énergie, Mme Théra Aminata Fofana, a enregistré la présence du directeur régional Afrique de l’Ouest de GERES, Grégoire Gailly. C’était en présence du premier secrétaire de l’ambassade de Suède au Mali, Daniel Tiveau, et des membres du comité.
Le projet AEDTT est financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement pour un montant global estimé à 6,8 millions d’euros, soit plus de 4,4 milliards Fcfa. Sa mise en œuvre est assurée par l’Association malienne d’éveil au développement (AMEDD) pour une durée de 39 mois, d’octobre 2018 à décembre 2019.
Ce premier comité de pilotage était consacré essentiellement à la présentation des différentes composantes du projet, le contexte de sa mise en œuvre et son état d’avancement. En la matière, la directrice nationale de l’énergie a rappelé que le projet fait suite à plusieurs expériences pilotes concernant le développement de solutions énergétiques durables dans les régions de Ségou, Sikasso et Kayes. Cela, à travers, selon Mme Théra Aminata Fofana, la mise en œuvre, depuis 2015, d’une Zone d’activités électrifiée (ZAE) dans la localité de Konséguéla et la diffusion entre 2015 et 2017 de pratiques agro-écologiques à 18 périmètres maraîchers dans la Commune de Yorosso. Ces deux expériences ont, a-t-elle certifié, prouvé l’impact positif de l’accès des populations rurales aux énergies renouvelables, en soutenant leurs initiatives économiques.
D’où l’élaboration d’un programme de déploiement des ZAE au Mali, dont l’AEDTT constitue la première phase, a énoncé Mme Théra Aminata Fofana. «L’objectif général du projet est d’améliorer l’accès aux énergies renouvelables à usages productifs, contribuant au développement économique et social et à la stabilité des territoires ruraux du Mali», a expliqué celle qui est chargée de la promotion de l’électrification rurale. Pour ce faire, le gouvernement est en train d’actualiser la politique énergétique. Elle se fixe un objectif de 61% de taux d’électrification rurale d’ici à 2033, dont 25% de renouvelables, a-t-elle révélé.
Pour atteindre ces objectifs, il est prévu le déploiement de financements facilitant l’accès à l’énergie productive, en tenant compte des spécificités de chaque territoire, du caractère inclusif et durable de la démarche. Le directeur régional Afrique de l’Ouest de GERES dira, à ce propos : «Nous travaillons au Mali depuis plus de 10 ans sur l’accès à l’énergie. Nous nous sommes beaucoup concentrés sur l’accès à l’énergie pour les petites entreprises dans les zones rurales. Mais nous travaillons un peu aussi pour l’accès à l’énergie pour les ménages avec les foyers améliorés». Un acquis qui leur permet «de faire aujourd’hui un changement d’échelle pour réaliser six nouvelles infrastructures artisanales et 16 périmètres maraichers», a assuré Grégoire Gailly.
Ainsi, le projet pourra, conformément aux résultats, aider les très petites entreprises et les groupements communautaires à maximiser les impacts socio-économiques de l’accès à l’énergie et à développer un tissu économique local. Il appuiera aussi la création d’une entreprise sociale de gestion et de développement des Zones d’activités électrifiées au Mali. L’objectif recherché dans cette démarche étant la construction d’une vingtaine de ZAE, d’ici à 2025.
Intervenant à ce propos, le premier secrétaire de l’ambassade de Suède a considéré l’accès à l’énergie comme la clé d’un développement vert en zone rurale. Pour Daniel Tiveau, un investissement en énergie propre contribuera à l’atteinte de plusieurs Objectifs de développement durable (ODD). Comme, par exemple, la réduction de la pauvreté, l’égalité entre les sexes, l’énergie propre, l’accès à un travail décent, la réduction des inégalités et les mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques.

Babba B.
COULIBALY

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