Projet SWEDD : Démarrage de la phase II en janvier 2021

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Au total, neuf pays sont membres du SWEDD

À cette occasion, les pays membres bénéficieront d’un financement additionnel de la Banque mondiale d’un montant d’environ 188 millairds de Fcfa dont 30 milliards de Fcfa pour le Mali

Le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population, Adama Tiémoko Diarra, a animé, lundi dernier, un point de presse sur la deuxième phase du Projet Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD), en présence du coordinateur dudit projet au Mali, Moussa Sidibé. C’était à la faveur de la clôture de la première réunion annuelle extraordinaire virtuelle du comité régional de pilotage des ministres des 9 pays membres du programme SWEDD. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.

La réunion était placée sous la présidence de la Côte d’Ivoire, sur le thème : «Autonomisation des femmes comme stratégie intégrée des plans de riposte contre la Covid-19 : perspectives pour le programme SWEDD». Cette réunion virtuelle a aussi vu la participation des représentants des partenaires du projet SWEDD, notamment la Banque mondiale, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS).

Elle a permis aux participants de donner une impulsion à la campagne de mobilisation pour contrer l’impact de la covid-19 sur les femmes et les filles. Elle a été également marquée par le lancement de la campagne «Stronger Together : Mon autonomisation, mon avenir. Même en temps de crise!», dont l’objectif est de sensibiliser les communautés, les parents, les enseignants et toutes les parties prenantes de la prise en compte de la situation particulière des adolescentes, de l’urgence de la continuité des services d’éducation, de la mise en place des espaces pour les jeunes filles et pour la prévention et la prise en charge des cas de violences basées sur le genre.

Le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population a indiqué que cette visioconférence se tenait dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19. L’objectif, selon lui, est de mutualiser les stratégies pays d’adaptation au nouvel environnement sanitaire et de s’accorder sur une stratégie régionale de pilotage de cet important projet.

Adama Tiémoko Diarra a également rappelé que la stratégie globale vise à maintenir les activités en créant les conditions d’adaptation au nouvel environnement. «Cela veut dire que les mesures de protection dites mesures barrières seront intégrées dans toutes les actions du projet. À cet égard, le gouvernement du Mali, face à la Covid-19, a fermé temporairement les écoles, interdit les regroupements de plus de 50 personnes et exigé le respect des mesures de distanciation sociale et le port du masque en milieu public», a-t-il expliqué.

Pour le ministre Diarra, dans le respect de ces mesures, les activités classiques du projet SWEDD qui concourent à l’accélération de la transition démographique, à travers l’autonomisation des femmes seront poursuivies. Qu’il s’agisse des actions sur les plans de l’éducation, de la santé, de la gouvernance et de la communication. Parlant des perspectives, le chef du département de l’Aménagement du territoire et de la Population a souligné que malgré le contexte difficile que traverse le projet, les perspectives restent bonnes. « Car,  la Banque mondiale, au cours de son conseil d’administration du 28 mai dernier, a décidé de financer la deuxième phase du projet qui démarrera en janvier 2021 pour 3 ans», a-t-il annoncé.

Le ministre a aussi signalé qu’en plus de l’extension financière, le projet connaît, aujourd’hui, une extension géographique avec l’arrivée de trois autres pays, à savoir le Bénin, le Cameroun et la Guinée ; ce qui a permis au périmètre géographique du projet de passer de 6 à 9 pays. « Notre objectif, in fine, est d’assurer le portage de ce projet par l’Union africaine : un projet dont les objectifs s’inscrivent en droite ligne de la vision 2063 de l’Union africaine», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le ministre Diarra a précisé que la Banque mondiale a financé les pays membres du projet SWEDD pour cette phase à hauteur de 376 millions de dollars US (environ 188 milliards de Fcfa), dont 60 millions de dollars pour le Mali. (environ 30 milliards de Fcfa) Et notre pays espère bénéficier aussi de l’appui de l’Agence française de développement (AFD) d’un montant additionnel de 10 millions d’euros pour cette deuxième phase. Ce choix se justifie par les résultats engrangés lors de la première phase du projet SWEDD. Et la deuxième permettra d’intensifier ses interventions avec plus de bénéficiaires et de couverture géographique, a indiqué le ministre.

Il faut rappeler que le projet SWEDD a été lancé en novembre 2015, avec le soutien financier des partenaires. Il vise globalement à accélérer la transition démographique, à déclencher le dividende démographique et réduire les inégalités de genre dans la région du Sahel.

Siné S. TRAORÉ

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