Projet «Transformons le Mali» : DES STRATÉGIES INNOVANTES

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Le projet «Transformons le Mali » a été initié il y a six mois par des jeunes Maliens ambitieux. Samedi dernier au Musée national, ils ont présenté le contenu de leurs projets composés d’une cinquantaine de stratégies innovantes et ambitieuses pour la transformation du Mali. L’évènement a enregistré la présence de plusieurs personnalités, notamment le Pr Clément Dembélé, Alioune Ifra N’Diaye, Ibrahim Haidara, président directeur général de la poste Mali.
Le secrétaire exécutif du Projet «Abébissi Djogan» qui a pris la parole le premier, a affirmé avoir retenu six leçons du projet, à savoir la rapidité dans l’exécution, le fait que l’Afrique a besoin d’un peuple fort, la culture de la conquête, l’audace de transformer, l’amour et l’héritage.
Maria Marie-Louis Keita a, elle aussi, présenté ses stratégies axées sur l’éducation. Constatant la dégradation du système éducatif, elle a proposé un plan de formation plus rigoureux et efficace aux enseignants, la création d’une agence dédiée à l’éducation et la construction de pôles universitaires dans chaque région, conformément aux attentes de celles-ci. Par exemple, pour la région de Kayes, elle a proposé la création d’une université des mines. Fanta Diawara, de son côté, a fait des propositions sur l’identité, la culture et la citoyenneté car elle considère que le Mali en tant que nation multiculturelle, a une richesse à entretenir et à conserver.
Le panel Alioune Ifra N’Diaye, Djoumassi Bomboté, journaliste, Moussa Kondo, entrepreneur et Boubakary Guindo, sociologue s’est penché sur l’importance de la culture dans la gouvernance. «Nous devons prendre conscience de nos limites, cesser d’être partisans», a introduit Bomboté selon lequel si le monde change, le Mali aussi doit évoluer. Parlant de la culture, il a rappelé Léopold Sedar Senghor qui disait que la culture est au début et à la fin de tout développement. Quant à Moussa Kondo, il ajoutera que la transformation du Mali nécessite avant tout que le Malien lambda connaisse ses droits et devoirs. Par ailleurs, le système éducatif malien doit complètement être revu pour mieux l’adapter aux attentes, a t-il souligné.
D’autres membres du projet, Hadiza Maïga et Aboubacar Almouktar Maïga ont, eux aussi, dévoilé chacun leurs stratégies. Hadiza propose en management gouvernemental, un diagnostique institutionnel impliquant le citoyen malien ainsi que la création d’une Maison de la justice et du citoyen où le citoyen lambda peut s’exprimer librement. Quant à Aboubacar Maïga, ingénieur de formation, il a essentiellement parlé de la création d’une caisse de dépôt pour l’investissement et les infrastructures.
Le deuxième panel de l’évènement axé sur la relation Etat/secteur privé, a réuni le Pr Clément Dembélé, Ibrahim Haidara et Racine Thiam, promoteur d’école. Pour eux, il n’y a pas de développement sans une bonne justice. Pr Clément Dembélé a expliqué que la justice malienne est trop influencée par «le pouvoir de l’argent». Par conséquent, le système judiciaire doit être profondément réformé et informatisé. Le PDG de la poste Mali ajoutera que face à l’injustice, le Mali a besoin d’hommes battants et forts, capables d’innover. Les initiateurs de «Transformons le Mali» ont souhaité que leurs propositions fassent écho.
Amadou B. MAIGA

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