Protection de l’environnement : La pollution du fleuve Niger, une préoccupation réelle

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Sensibiliser la population sur l’état de pollution du fleuve et les actions réalisées pour sa sauvegarde

La pollution du fleuve Niger est une préoccupation partagée par les acteurs de la sauvegarde de l’environnement, notamment des eaux du Djoliba. Ces soucis ont été remis sur le tapis par l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD) à la faveur d’une session d’information qu’elle a organisée sur le fleuve Niger, dans le cadre des activités de la 21é édition de la Quinzaine de l’environnement.
La rencontre s’est tenue dans les locaux de l’Agence de bassin du fleuve Niger (ABFN). Il s’agissait pour les initiateurs d’informer et de sensibiliser la population sur l’état de pollution du fleuve et les actions réalisées pour sa sauvegarde voire les initiatives en cours.
Au cours de la session, le directeur général adjoint de l’ABFN, Moussa Diamoye, a expliqué les causes de la pollution des eaux du fleuve Niger. Selon lui, les effets conjugués du changement climatiques et des activités anthropiques ont conduit à la perturbation de l’équilibre qui assure le renouvellement des ressources du fleuve, le rendant de plus en plus vulnérable. Ainsi, affirme-t-il, depuis quelques années le fleuve n’arrive plus à bien fournir les services écosystèmes comme il le faisait il y a 30 ou 40 ans. Les causes de cette vulnérabilité sont multiples. à en croire le conférencier, il s’agit des activités d’orpaillage, de la présence des dragues artisanales dans l’eau, des sites maraïchers dans le lit du fleuve, des lotissements dans les servitudes du fleuve et les ordures ménagères déversées dans l’eau. Ces activités polluent les eaux du fleuve sur une grande superficie. Le conférencier a aussi invité la population à prendre conscience des risques sur cette ressource vitale, car les principales activités économiques de ce pays ne peuvent pas s’imaginer en dehors de ce fleuve, selon lui. « Si ce fleuve venait à disparaître, on a comme l’impression que c’est le Mali qui va disparaître, donc il faut que nous y prenions garde», a prévenu Moussa Diamoye.
Concernant les actions, il a expliqué que l’ABFN a entrepris de sauvegarder le fleuve, notamment à travers le Programme national de sauvegarde du fleuve Niger (PNS-FN), qui vise à contribuer à la réalisation et à la capitalisation de toutes les actions concourant à maintenir le fleuve Niger dans ses fonctions économiques, environnementales, sociales et de mobilité. Il a aussi évoqué  le Projet de faucardage et de curage dans le District de Bamako et le Projet de réhabilitation économique et environnemental du fleuve Niger (PREEFN).
Le directeur adjoint de l’ABFN a rassuré que beaucoups d’autres micro-projets seront financés pour ameliorer les conditions économiques des populations. En perspective, son agence compte elaborer un plan d’actions du Programme national de sauvegarde du fleuve Niger, de créer un observatoire du fleuve et de mettre en place un dispositif de coordination des acteurs intervenants sur le fleuve.
Le lendemain, il y a eu aussi une conference sur le Programme de micro financement de l’environnement mondial (PMF/FEM) . Ce programme, selon son coordinateur national, Bakary Konaré, est un mécanisme d’appui technique et financier aux projets communautaires novateurs, contribuant à la conservation et la restauration de l’environnement mondial. Opérationnel au Mali depuis 1993, il a financé plus de 500 projets.
Aux dires du coordinateur, le PMF/FEM finance des activités en rapport direct avec les thèmes du FEM et les programmes opérationnels correspondants, notamment des projets qui ont des impacts positifs sur les conditions de vie des communautés et contribuent à la réduction de la pauvreté.
Anne-Marie KEÏta

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