Quinzaine de l’environnement : La politique nationale de l’environnement expliquée aux journalistes

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Forêt des Monts Mandingue dans le Mandé

Les activités de la 21è édition de la Quinzaine de l’environnement se poursuivent à l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD). Vendredi dernier, les journalistes ont été édifiés sur la Politique nationale de protection de l’environnement, un document adopté en 1998 et qui a contribué à la prise en compte des questions environnementales dans les politiques et programmes de développement. Notre pays est confronté à de multiples défis environnementaux.

Des initiatives ont été prises pour sensibiliser et prévenir les populations des risques et enjeux liés aux problématiques du développement durable en général et à l’environnement de façon plus spécifique. C’est dans cette dynamique qu’en 1998, une politique ambitieuse sur l’environnement, dénommée « Politique nationale de la protection de l’environnement» (PNPE), a été élaborée. Selon le chef de département du développement durable de l’AEDD, Moussa Diarra, cette politique vise la protection et la promotion de la qualité de vie des citoyens.

Après deux décennies de mise en œuvre, des questions émergentes telles que les Objectifs du développement durable (ODD), le changement climatique et les conventions qui n’étaient pas intégrées dans cette politique au départ en 1998, sont apparues nécessaires à prendre en compte. Ainsi, un diagnostic réalisé a permis aux acteurs de relever les forces et les faiblesses.

Parmi les forces, le chef du département développement durable de l’AEDD soulignera que sur le plan institutionnel, un ministère dédié aux questions environnementales a été créé et en son sein, des structures comme l’AEDD, l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN), la direction nationale du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN), la direction nationale des eaux et forêts (DNEF) sont chargées des questions d’environnement.

Les autres avantages de cette politique, selon Moussa Diarra, sont l’intégration de l’environnement dans le cadre national de planification comme le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD), l’institutionnalisation de la Quinzaine de l’environnement. Au-delà de ces atouts, le spécialiste de l’AEDD a relevé des faiblesses qui sont l’insuffisance des ressources financières, la difficulté de coordination des acteurs, l’absence d’un code de l’environnement et la lenteur dans le transfert de compétences aux collectivités, la gestion des questions environnementales. Autant de faiblesses, a-t-il expliqué, qui ont poussé le ministère en charge de l’Environnement à travers l’AEDD à réviser cette politique en 2018.

Pour opérationnaliser cette politique, Moussa Diarra a indiqué que cinq stratégies d’intervention ont été envisagées. Ces stratégies sont, entre autres, les programmes de gestion du changement climatique, des ressources naturelles, d’amélioration du cadre de vie des populations, de consolidation des actions environnementales et de promotion du développement durable. La mise en œuvre de ces stratégies d’intervention sur 5 ans (2019-2023) va coûter, selon M. Diarra, 237 milliards de Fcfa, pour lesquels l’État va contribuer à hauteur de 22%, les collectivités à 3% et les partenaires techniques et financiers à environ 75%.

Anne-Marie KEITA

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