Réconciliation nationale : Bientôt une stratégie et son plan d’actions

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Le plan d’actions sera exécuté entre 2020 et 2024

La réconciliation nationale se trouve au cœur du processus de sortie de crise au Mali. Elle apparaît même comme la condition sine qua non de la stabilisation politico-institutionnelle et de la refondation de l’État. C’est dans ce contexte que le ministère de la Cohésion sociale, de la Paix et la Réconciliation nationale, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé du 10 au 11 décembre à Bamako, un atelier de partage du projet de stratégie de réconciliation nationale et de la cohésion sociale et son plan d’actions 2020-2024.
L’objectif global du projet de stratégie nationale est de construire et renforcer une vision partagée et durable autour des priorités de paix, de réconciliation nationale et de cohésion sociale. Cette rencontre a enregistré la participation des équipes régionales d’appui à la réconciliation nationale de Koulikoro, Ségou, Ménaka et Bamako, des représentants des mouvements signataires de l’Accord (CMA et Plateforme), ainsi que ceux de plusieurs départements ministériels impliqués dans le processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Ont également pris part à cet atelier d’échanges, les représentants de certaines associations culturelles et des organisations de la société civile telles que IR Ganda, Ginna Dogon, Tabital Pulaaku, et de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR).
La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le secrétaire général du ministère en charge de la Cohésion sociale, Attaher Ag Iknane.

Dans son intervention, le représentant du PNUD a indiqué que ce document de projet de stratégie de réconciliation nationale et de la cohésion sociale et son plan d’actions 2020-2024 arrivent à un moment stratégique où sa structure est aussi en train de finaliser son prochain document programmatique qui s’étalera sur la même période. «Je peux vous assurer que les actions qui y sont planifiées constitueront un tremplin pour nos interventions communes pendant les quatre prochaines années», a déclaré Daouda Coulibaly. .
Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du département de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale a indiqué que le processus de réconciliation nationale tant recherchée doit être vécu au quotidien, être le réflexe de chaque citoyen. Le gouvernement et les mouvements signataires, a-t-il rappelé, aux termes de l’Accord pour la paix et la réconciliation, se sont déterminés à éliminer définitivement les causes profondes de la situation actuelle et promouvoir une véritable réconciliation nationale.
Selon Attaher Ag Iknane, l’Accord a également édicté des mesures visant à créer les conditions d’une paix juste et durable, contribuant à la stabilité sous-régionale, ainsi qu’à la sécurité internationale, en mettant un accent particulier sur les questions de justice. Il ajoutera que le processus de réconciliation nationale intervient aussi dans plusieurs domaines que sont des conflits fonciers, religieux, politiques et sociaux. «Il nous faut sur l’ensemble du territoire national développer des initiatives pour dégager des solutions garantissant la paix sociale», a invité le Ségal, ajoutant que l’enjeu fondamental aujourd’hui est de parvenir à une paix durable incluant tous les acteurs, une paix scellée dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger.
Aboubacar TRAORÉ

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