Reconnaissance du mérite : LE GRIN SÉKOU FOFANA CÉLÈBRE SALIF GAOUSSOU DIARRA

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Salif Gaoussou Diarra (c) ici avec Tidiani Niambélé et Boubacar Monzon Traoré

«On a mangé du riz au gras, des frites, de la salade. Naturellement, il y avait également à boire. Ce fut une journée mémorable, un grand moment de bonheur dont je me souviendrai le restant de ma vie». C’est un Salif Gaoussou Diarra heureux et très ému que nous avons rencontré, hier au «Grin» Sékou Fofana d’Hamdallaye, une semaine après la cérémonie d’arrosage organisée par ses camarades d’enfance, suite à sa distinction par l’Union nationale des anciens footballeurs du Mali (UNAFOM).
Entouré par les autres membres du Grin (entre autres on peut citer Sékou Kéléssery Traoré, le président du grin, Boubacar Monzon Traoré, Sékou Fofana, Mamadou Nimaga, Bougouna Dao…), Salif Gaoussou Diarra a eu toutes les peines du monde à trouver les mots justes pour exprimer sa joie et témoigné sa reconnaissance à ses camarades d’enfance et à l’UNAFOM. Le Doyen, comme l’appellent certains confrères, a été l’un des premiers reporters sportifs du Mali (il a commencé sa carrière en 1958 à radio Soudan, actuel ORTM) et a passé 23 ans au micro (1958-1981), mais jamais il n’avait reçu le moindre diplôme de reconnaissance, «ni au niveau du département des Sports, ni à celui de la Communication ou d’une quelconque association», précise Salif Gaoussou Diarra.
C’est donc une grosse injustice qui a été réparée par l’UNAFOM et pour l’ancien reporter sportif, aujourd’hui âgé de 85 ans, le diplôme décerné par les anciens footballeurs marquera le restant de sa vie. «Je suis fier de ce diplôme, ma joie est d’autant plus grande que c’est la première fois que je reçois une récompense pour services rendus à mon pays. Et cerise sur le gâteau, mes camarades ont décidé d’arroser ça au Grin», souligne celui qui a pris sa retraite en 1981. «Le samedi 2 février, nous avons fêté ça avec beaucoup de bonheur.
Presque tous les membres du Grin étaient là, d’autres camarades comme Boubacar Monzon Traoré, feu Nani Touré, feu Djofolo Traoré, feu Moctar Maïga ont également reçu des diplômes de reconnaissance», a insisté Salif Gaoussou Diarra. «Tout le monde n’était pas là, tu as oublié le président IBK, le grand absent de la cérémonie», interrompt Boubacar Monzon Traoré, avant de renchérir : «Nous sommes des camarades de promotion, on a étudié ensemble à l’école d’Hamdallaye. A l’époque il n y avait pas de robinets à l’école, à chaque recréation on venait tous boire ici dans la famille de Sékou.
Plus de soixante ans après, nous sommes toujours là». «Tu étais petit à l’époque, laisses tes grands frères parler, plaisante Sékou Fofana. Je suis fils d’ouvrier, alors que toi tu es fils d’enseignant. Je suis mieux placé que toi pour parler de notre promotion», ajoute Sékou Fofana. La discussion s’engage de plus belle, elle se poursuivra jusqu’à 14h, heure à laquelle les membres du Grin se quittent tous les jours. Il en est ainsi depuis 20 ans et pendant le mois de ramadan, le groupe reste souvent ensemble jusqu’au petit soir.
Souleymane B. TOUNKARA

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