Réformes institutionnelles : L’EXPÉRIENCE ET L’EXPERTISE DES UNIVERSITAIRES SOLLICITÉES

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Mme Manassa Dagnoko préside la session de formation

Les réformes institutionnelles en cours dans notre pays nécessitent l’implication de toutes les forces vives de la Nation. C’est dans ce contexte que la Cour constitutionnelle a organisé mardi dernier à son siège, une rencontre pédagogique avec l’Association malienne de droit constitutionnel (ADMC).
Cette rencontre d’échanges et de partage s’inscrivait en marge du 1er Colloque international de l’ADMC qui s’est tenu du 4 au 6 mars au Grand Hôtel Azalaï de Bamako, sur le thème : «La Constitution entre éternité et réalisme».
La rencontre a regroupé autour du président de l’institution, nombre de ses conseillers, ainsi que des universitaires d’Afrique et d’Europe. Il s’agissait pour les deux parties d’échanger et partager les expériences entre théoriciens (enseignants et chercheurs), et les praticiens (les juges constitutionnels), en vue de proposer d’éventuelles contributions pertinentes au comité d’experts chargé de l’élaboration de l’avant projet de la Loi fondamentale de notre pays.
Au cours des débats, les questions des visiteurs ont porté essentiellement sur la moyenne de décisions rendues par la Cour constitutionnelle par an, comment résister au pouvoir exécutif, la faible représentativité des femmes parmi les conseillers de la Cour constitutionnelle… A toutes ces interrogations, Mme Manassa Danioko et ses conseillers ont apporté des réponses idoines. Selon le président de l’Association malienne de droit constitutionnel, Pr Cheick Amala Touré, cette rencontre est la suite logique du colloque international de Bamako. «Mme la présidente de la Cour constitutionnelle a bien voulu nous accompagner pour la réussite de ce grand évènement sans précédent au Mali qui a réuni pratiquement tous les universitaires des États d’Afrique noire francophone», a-t-il déclaré.


Pour Pr Cheick Amala Touré, la présidente de la Cour constitutionnelle les accompagne compte tenu de ce qui est attendu de ce colloque. «La réforme constitutionnelle est en cours, un comité a été nommé à cet effet. Il revient aux universitaires de prendre le devant et appeler les collègues pour partager les expertises en la matière. Tous les États francophones d’Afrique noire ont connu une révision constitutionnelle, peut-être avec des grincements de dents. Les universitaires vont réfléchir d’abord, ensuite les fruits de nos réflexions vont servir la société malienne et toute l’Afrique», a soutenu le président de l’ADMC.
Pour l’universitaire, le rôle de son association est de vulgariser au mieux la science du droit constitutionnel. «Il y a des blocages par-ci, par-là autour du droit constitutionnel parce qu’il y a une méconnaissance due au manque de communication. Il faut donc trouver les moyens afin que chacun puisse s’approprier des éléments qu’il faut pour la meilleure compréhension du droit constitutionnel», a noté Pr Touré.
C’est pourquoi, a-t-il souligné, son organisation s’est inscrite à essayer de traduire la Constitution dans toutes les langues et essayer de véhiculer le contenu, estimant que cela permettra de dissiper en partie les problématiques autour de ce sujet.
La visite des locaux de la Cour constitutionnelle, suivie d’un diner offert par Mme Manassa Danioko ont mis fin à l’activité.

Aboubacar TRAORé

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