Région de Koulikoro : La pluie fait des dégâts à Massala

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                                        Les décombres d’une des maisons touchées par les inondations
Une partie du village de Massala a été inondée suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur la localité du 23 au 24 août. Il n’y a pas eu de pertes en vies humaines mais les dégâts sont importants avec environ 350 maisons écroulées, des animaux, pirogues, céréales, ustensiles de cuisine et plusieurs autres objets emportés par les eaux. Le gouverneur de la région, Débérékoua Soara, en compagnie d’Issaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale et des maires de la Commune urbaine de Koulikoro et du Meguetan se sont rendus, samedi, sur les lieux pour constater les dégâts et apporter leurs soutiens et celui du gouvernement aux sinistrés.
La Croix rouge, le service de la protection civile et le développement social s’activent depuis dimanche pour porter secours aux sinistrés dont la plupart ont été évacués dans les salles de classe. Il y a des gens qui s’entêtent à rester dans les ruines de leurs habitations malgré le risque d’effondrement.
Massala, peuplé d’environ 2000 habitants, est situé sur la RN27, à 9 km de la ville de Koulikoro et à 50 km de Bamako. Il y existe un centre de santé communautaire dont une partie et une école fondamentale qui a formé plusieurs cadres du pays. Massala demeure aussi une réserve de pêche et une importante carrière d’extraction de sable et de gravier. Ici, il n’y a ni adduction d’eau ni électricité à part quelques forages. La partie inondée du village se trouve entre les collines et la RN27.

«Nous avons été surpris et dépassés par l’abondance des flots à tel point que nous sommes devenus prisonniers, car nous ne pouvions plus ouvrir les portes de nos maisons. Nous avons utilisé les fenêtres comme issues de secours pour évacuer les enfants et les femmes avec l’aide des piroguiers. Certains ont pu sauver quelques animaux en les maintenant sur des toits», témoigne Bréma Yolo, un sinistré. « J’ai perdu ma pirogue qui était mon outil de travail. Comme si cela ne suffisait pas ma maison s’est également écroulée. Je me demande comment je vais vivre désormais», s’interroge le sinistré Zoumana Sanogo.
Trois choses expliquent les causes de ce sinistre, selon des techniciens. D’abord, le site se trouve dans un bas-fond. Ensuite, les caniveaux susceptibles de drainer les eaux de ruissellement sont exigus si bien que les flots des pluies torrentielles débordent. Enfin, les maisons n’obéissent à aucune norme de construction. Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités et que les populations respectent les normes de construction, conseillent les techniciens.

Amadou-MAÏGA
AMAP-Koulikoro

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