Réorganisation du secteur de l’orpaillage au Mali : LA FNOM DÉCIDE D’AIDER L’ÉTAT DANS SA MISSION

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La fédération souscrit à la démarche du département des mines

Suite aux différentes missions d’imprégnation et d’inspection effectuées par le ministère des Mines et du Pétrole sur les sites d’orpaillage par dragage existant sur notre territoire, il a été constaté avec amertume la pollution préjudiciable des cours d’eau. Souillure occasionnée par l’utilisation de produits chimiques hautement toxiques. En vue de sonner la mobilisation contre ces pratiques néfastes à l’homme et à son environnement et sanctionner éventuellement leurs auteurs, la ministre des Mines et Pétrole, Mme Lelenta Awa Baba Ba a effectué, en mai dernier, une visite de terrain dans la Commune de Fourou (cercle de Kadiolo). L’objectif était d’annoncer la suspension pour une année (à compter du 15 mai) du dragage et pour quatre mois (15 mai au 30 septembre) de toutes les activités d’orpaillage sur toute l’étendue du territoire national. Cela, conformément à un arrêté interministériel signé entre les ministères des Mines et du Pétrolé, de l’Environnement et du Développement durable, de la Sécurité et de la Protection civile et de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Au regard de l’importance pour notre pays de ces mesures prises par nos autorités, orpailleurs traditionnels et par dragage ont, à travers la Fédération nationale des orpailleurs du Mali (FNOM), décidé de soutenir cette démarche et de souscrire à la décision gouvernementale. C’était à la faveur d’une Assemblée générale tenue à cet effet, avant-hier dimanche à son siège sis à Hamdalaye ACI 2000. A cette occasion, le président de la FNOM, Seydou Keïta avait à ses côtés son secrétaire général, Mamadou Dembélé. Dragueurs (orpailleurs par dragage) et orpailleurs avent massivement répondu présent à l’appel de leur fédération. Toutefois, les orpailleurs demandent, selon une déclaration faite par M. Keïta, aux autorités de leur concéder la responsabilité des opérations de déguerpissement des équipements de dragages installés le long de nos cours d’eau. «Déjà que plusieurs dragueurs ont arrêté leurs activités, la FNOM va s’occuper du reste du travail, en nettoyant complètement les activités en cours le long du fleuve Djoliba», a annoncé son président. Promettant que ce travail va commencer dès la fin de l’Assemblée générale, il a déploré la non implication de la fédération au processus de suspension puis d’interdiction de l’orpaillage par dragage.
En revanche, pour donner un sens à sa demande, la FNOM entend adresser une lettre officielle au président de la République, Ibrahima Boubacar Keïta, au Premier ministre, Dr Boubou Cissé et à la ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Awa Baba Ba.
A la fin de la rencontre, Seydou Keïta a accordé une interview à la presse pour relever l’utilisation du cyanure et du mercure par des ressortissants de la sous-région qu’il a accusés d’être à l’origine de la pollution de nos fleuves. Ajoutant que les utilisateurs de ces produits qui constituent un grave danger pour la santé humaine de nos populations, agiraient en complicité avec certains services techniques des cercles de Kangaba et de Bougouni, et des structures judicaires de ces localités qui leur accorderaient une impunité totale. Par ailleurs, aucun orpailleur malien ne ferait ou n’aurait fait usage de ces produits chimiques, selon leur enquête, a-t-il renié en bloc.
Amadou B. MAÏGA

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