Réunion du Comité de suivi de l’Accord : Pour accélérer le rythme

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Cette session est décisive pour le processus de stabilisation de notre pays

L’absence des Forces armées maliennes (FAMa) dans la ville de Kidal ne sera bientôt qu’un lointain souvenir. En effet, les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ont convenu, dimanche dernier lors de la 4è réunion de Haut niveau du Comité de suivi de l’Accord (CSA) tenue à Bamako, du redéploiement de l’Armée reconstituée dans la 8è Région. Cela, afin de faire « face progressivement au vide sécuritaire consécutif à la crise qu’a connue notre pays depuis 2012 ». Aux termes des travaux tenus à huis clos, le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré a indiqué qu’il s’agit également de permettre le retour de l’administration et des services sociaux de base.
En outre, le ministre Bouaré a affirmé que la réunion a aussi pris note des résolutions du Dialogue national inclusif, notamment les points en rapport avec l’Accord et globalement ceux qui ont trait aux questions de paix, de sécurité et de gouvernance. Il s’agit, selon lui, des élections législatives et l’ensemble des reformes nécessaires pour conforter davantage le processus démocratique dans notre pays, mais améliorer également sa gouvernance de façon générale. Pour lui, la rencontre a été l’occasion de relancer, de redynamiser l’ensemble du processus pour essayer d’accélérer le rythme et la dynamique de mise en œuvre de l’Accord qui est un outil important pour la paix au Mali, mais aussi pour l’ensemble des pays du Sahel.
Auparavant, à l’ouverture des travaux, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé avait indiqué que cette session est décisive pour le processus de stabilisation de notre pays, avant de préciser qu’elle a un caractère historique dans la mesure où elle se tient après cinq mois de suspension. Tiébilé Dramé a ensuite insisté sur l’unité nationale dans sa diversité, la restauration de l’intégrité du territoire et celle de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire dans le respect de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale.
De son côté, le secrétaire d’État algérien chargé de la Communauté nationale et des Compétences à l’étranger, Rachid Bladehane, qui présidait les travaux, a souligné que l’objectif de la rencontre était de donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l’Accord et d’en accélérer sa cadence. Il s’agira spécifiquement, selon lui, de faire le point de la concrétisation des conclusions des précédentes évaluations et de manière plus générale d’examiner les récents développements intervenus en relation avec l’Accord.
Sur le registre du processus de paix, il s’est félicité que la mise en œuvre de l’Accord continue d’enregistrer des avancées malgré un environnement sécuritaire difficile. « S’agissant particulièrement du volet défense et sécurité, nous nous félicitons de nouveau des avancées relatives au programme de DDR accéléré devant concerner les ex-combattants destinés au Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Kidal, Gao et Tombouctou », a-t-il déclaré. Rachid Bladehane soutiendra que ce programme s’est poursuivi avec la fin d’une formation de 1 330 ex-combattants et leur intégration au sein des FAMa. « Nous espérons que tout soit mis en œuvre pour que ces éléments soient dotés d’équipements adéquats », a-t-il plaidé.
Sur le volet développement, le secrétaire d’État algérien a évoqué l’adoption des textes relatifs à la création de la zone de développement des régions du Nord ainsi qu’au Fonds du développement durable y afférant. Pour lui, il importe de parachever dans un bref délai les progrès en la matière par l’opérationnalisation de ces deux engagements.
Pour leur part, les ministres des Affaires étrangères mauritanien, burkinabé et nigérien ont invité tous les acteurs à faire les efforts nécessaires afin de donner toutes les chances qui puissent engager à jamais cette dynamique de sorte que nous puissions arriver à des moments de paix au Mali. Et qui peuvent être profitables pour l’ensemble de la Région. Ils n’ont pas manqué de réaffirmer la volonté de leurs pays à soutenir le processus de paix au Mali.
Bembablin
DOUMBIA

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