Rhinite allergique hypertrophique : Attention aux complications !

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La rhinite allergique hypertrophique est une inflammation de la muqueuse nasale. Lorsque les voies respiratoires sont en contact avec des substances allergènes, notamment la poussière, les poils d’animaux et les insecticides, l’organisme réagit pour se protéger. Dans d’autres cas, c’est la muqueuse nasale qui réagit pour protéger l’organisme.

Dr Boubacar Haïdara, spécialiste en oto-rhino-laryngologie (ORL), explique que c’est cela qui provoque une rhinite allergique hypertrophique. Le praticien de l’Hôpital du Mali ajoute que la pathologie peut être aiguë ou chronique. Il souligne que 500 millions de personnes sont annuellement affectées dans le monde par cette maladie. Toutes les tranches d’âge sont concernées. Mais le plus souvent, les enfants de 2 ans et les adolescents sont les plus atteints mais surtout les plus exposés aux complications. Le praticien hospitalier révèle que les causes de la maladie sont multiples et peuvent venir d’un environnement climatique peu favorable.
En termes clairs, les causes peuvent être d’origine allergique ou souvent saisonnière. Elles sont parfois infectieuses, c’est-à-dire qu’elles sont dues en ce moment à un virus ou une bactérie. Le toubib indique que la maladie est également due à une anomalie des structures de l’appareil nasal (déviation du septum nasal), à une utilisation prolongée des sprays nasales ou ses substances environnementales irritantes.

D’après le spécialiste de l’ORL, les symptômes sont nombreux et variés. Il souligne que ce sont des signes qui incommodent quotidiennement le patient. Les principaux signes sont une obstruction nasale (unilatérale ou bilatérale) qui gène la respiration, les rhinorrhées antérieures ou postérieures avec du mucus dans la gorge. Il peut s’agir aussi d’éternuements en salves (éternuer plusieurs fois en même temps). Le patient peut également avoir des yeux irrités et rouges et souvent des larmoiements. Des démangeaisons nasales mais aussi des irritations au niveau des yeux et de la gorge, de la fièvre avec maux de tête et migraines. Il peut sentir des courbatures, de la paresse, des toux persistantes dues à la respiration buccale.

Le médecin spécialiste se veut, on ne peut plus clair. Le diagnostic est évident avec la rhinoscopie antérieure (examen visuel des fosses nasales). Selon lui, avec cet examen, on note une hypertrophie des cornets avec une pâleur de la muqueuse nasale. Au-delà de cet examen, il y a d’autres examens paracliniques comme la nasofibroscopie qui met en évidence le diagnostic, le bilan sanguin, le test cutané pour la recherche de l’allergène.

Sur ce point, il précise que l’interrogatoire seul du malade est capital pour établir le diagnostic et rechercher la notion de rhinite dans la famille. Cependant, notre spécialiste en ORL précise qu’il ne faut pas confondre la rhinite allergique avec l’hypertrophie des végétations adénoïdes chez les enfants, la tumeur nasale ou la rhinosinusite aiguë et chronique.
La rhinite allergique hypertrophique peut se compliquer et provoquer une sinusite maxillaire, une otite moyenne aiguë, une pharyngite ou laryngite. Concernant le traitement, il explique que le but est de soulager le patient pour une vie agréable. Il s’agira d’administrer des antihisminiques et corticoïdes pour les cas sévères et les antibiotiques pour les cas infectieux.

Fatoumata NAPHO

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