Santé : Biogaran s’implante au Mali

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Une vue des officiels lors de la cérémonie de lancement

Le Laboratoire pharmaceutique français Biogaran, spécialisé dans la production et la commercialisation des médicaments génériques, communément appelés DCI, s’est officiellement installé au Mali. La cérémonie de lancement de ses activités a été présidée, vendredi, par Sidi Diallo, chef de cabinet du ministère de la Santé et des Affaires sociales, en présence de Cheickna Hamala Fofana, le représentant dudit laboratoire dans notre pays.
Rappelons que Biogaran, actif dans plusieurs pays africains dont la Côte d’Ivoire et le Sénégal, projette de lutter contre la prolifération des médicaments contrefaits qui provoquent, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au moins 10.000 décès chaque année. Pour ce faire, il s’agira d’accroître la disponibilité des médicaments génériques de qualité au profit des populations, et à moindre coût.
Pour relever ces défis économiques, le Laboratoire Biograran se positionne dans le secteur pharmaceutique africain. Car, l’Organisation mondiale des douanes (OMD), en collaboration avec 18 pays africains, a intercepté près de 260 millions de médicaments illicites en 2018. Par conséquent, le chiffre d’affaires généré par la contrefaçon est estimé à environ 15% du marché international, selon un document de presse.
« En vingt ans d‘existence, le Laboratoire Biogaran est devenu un acteur majeur du secteur pharmaceutique en France, par son engagement de mettre à la disposition des patients des produits de qualité incontestée », a informé Cheickna Hamala Fofana.
Ainsi, les médicaments, qui seront désormais commercialisés au Mali par Biogaran, seront produits à 89% en Europe, puis importés de la France, où chaque jour au moins 27 millions de patients sont traités grâce aux offres du laboratoire.
Le représentant du Laboratoire affirmera que la démocratisation des médicaments paraît essentielle pour le continent africain, où les populations ont des difficultés pour bénéficier de soins de qualité. « Pour le cas du Mali, 22 médicaments génériques issus des aires thérapeutiques distinctes et couvrant des pathologies telles que l’hypertension artérielle, le diabète, les infections bactériennes ou encore les diarrhées », a-t-il fait savoir. Quant à Sidi Diallo, représentant le ministre de la Santé et des Affaires sociales, il s’est réjoui de la présence de ce laboratoire dans notre pays qui traverse une période difficile.
à ses yeux, la distribution de médicaments génériques pourra régler le problème d’approvisionnement des structures de santé en produits de qualité et protéger les populations démunies des dangers des faux médicaments.
Pr Hamar Traoré, dans sa communication visant à convaincre de l’utilité de ces médicaments, s’est attaqué aux fausses rumeurs qui circulent sur les médicaments génériques, communément appelés « DCI » au Mali. Selon lui, bien que ces produits soient des copies des médicaments originaux, leur efficacité sur l’organisme d’un malade est irrécusable. Les seules différences qu’il y a entre les deux produits, à l’en croire, se situent au niveau du prix et de la présentation physique. Sinon, ils ont les mêmes capacités d’action sur les maladies et peuvent manifester les mêmes effets secondaires ou indésirables chez certains patients.
L. N.

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