SAPEP : De nouvelles techniques pour améliorer la productivité agricole

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Le projet prend en charge la résilience des petites exploitations familiales

La 7è session du comité de pilotage du Projet d’amélioration de la productivité agricole des petits exploitants pour l’Afrique sub-saharienne (SAPEP) s’est tenue le lundi 24 février dans la salle de réunion de l’Inspection de l’élevage et de la pêche.
Cette session a permis de faire l’examen du compte rendu de la 6è session de 2019, l’état d’exécution des recommandations, le rapport des résultats, le rapport financier 2019. Le comité a aussi procédé à la validation du projet de plan de travail et du budget de l’année 2020.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Lassine Dembélé, en présence du représentant de la Banque islamique de développement, Seydou Bagayogo, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali, Mohamed Ag Mohamed El Moctar, et du représentant du Commissaire à la sécurité alimentaire, Mohamed Diarisso.
Au Mali, le secteur agricole, qui est au cœur du programme de développement socio-économique, est destiné à jouer le rôle de véritable moteur de croissance. Des technologies basées sur la gestion intégrée de la fertilité des sols sont déjà disponibles.
Ces technologies qui sont, entre autres, les micros-doses, l’utilisation raisonnée de fumure organo-minérale et le placement profond de l’urée contribuent à améliorer sensiblement la productivité agricole des céréales.
Le projet SAPEP, initié avec l’appui financier de la Banque islamique de développement (BID) prend en charge une préoccupation essentielle à savoir, la résilience des petites exploitations familiales dans un contexte de changement climatique.
Pour le coordinateur de SAPEP, Dr Yacouba Doumbia, le projet est initié pour améliorer la productivité agricole au niveau des petites exploitations sub-sahariennes, en introduisant les technologies générées par la recherche.

En effet, ce sont ces technologies qui s’intéressent non seulement à l’amélioration de la fertilité du sol, mais également à la disponibilité des variétés de qualité, les variétés à haut rendement, conventionnelles et les variétés hybrides, toutes choses qui permettront aux petits producteurs d’améliorer leur productivité dans le cadre de la production agricole.
Selon Dr Yacouba Doumbia, des infrastructures ont été réalisées dans le cadre de ce projet pour mettre en relation les producteurs et les commerçants, notamment 24 centres agro business dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, les magasins, la construction d’un nouveau laboratoire à Sotuba et des aménagements dans les bas-fonds pour permettre de rechausser le rendement. Le budget prévisionnel de l’année 2020 est estimé à 1,9 milliard de Fcfa, un montant essentiellement destiné à la réalisation des infrastructures.
De son côté, le secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, Lassine Dembélé dira que la pertinence de ce projet se justifie par le fait qu’il s’intéresse aux principales céréales de base du Mali (le mil, le maïs, le sorgho, le riz), d’une part et d’autre part, parce que les bénéficiaires sont constitués par les petites exploitations familiales. Plus de 80.000 exploitations familiales bénéficient de l’appui de ce projet à travers des activités de diffusion des technologies, de renforcement de capacités des acteurs, indiquera Lassine Dembélé en précisant que la céréaliculture est pratiquée par environ 1 million d’exploitations agricoles et que plus de 10 millions de personnes tirent leurs revenus de ces filières.
Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture ajoutera que dans un contexte d’aléas climatiques où les besoins en céréales sont de plus en plus croissants, l’utilisation de nouvelles technologies générées prenant en compte les aspects liés au changement climatique, constituent des opportunités d’amélioration de la productivité agricole et d’augmentation de revenus de nos producteurs et productrices.
En effet, la campagne 2019 a connu un démarrage difficile lié à des périodes de sécheresse au moment des semis, mais cette situation s’est par la suite améliorée en certains endroits, tandis qu’elle s’est aggravée dans d’autres avec l’apparition de chenilles légionnaires et des cantharides. Lassine Dembélé s’est réjoui des résultats obtenus et a remercié la BID pour son implication dans l’amélioration de la productivité agricole.

Yacouba TRAORÉ

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