Secteur eau, environnement, urbanisme et domaines de l’Etat : ÉCHANGES UTILES

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Les participants ont souhaité la contribution du secteur à l’atteinte des objectifs


Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Kéita Aïda M’Bo, a présidé, jeudi dernier au CRES de Badalabougou, la cérémonie d’ouverture de la validation du rapport de la revue conjointe du secteur eau, environnement, urbanisme et domaines de l’Etat. C’était en présence du ministre de l’Eau et de l’Energie, Malick Alhousseyni et de celui de l’Habitat et de l’Urbanisme, Cheick Sidiya Sissoko et du directeur pays adjoint de PNUD, chef de file des partenaires, Maleye Diop.
Cette rencontre annuelle regroupe tous les acteurs du secteur. Elle est, à cet effet, un cadre privilégié de réflexion et d’orientation. C’est aussi une phase essentielle du dispositif national de suivi-évaluation des programmes et plans d’action. Il est donc question de mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des objectifs de développement du cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable afin de prendre des dispositions idoines pour le bien être de nos populations.
Pour Maleye Diop, l’importance de cet exercice n’est plus à démontrer, car il constitue un moment de revue objective des efforts, de partage d’informations et de prise de décisions concertées qui tiennent compte des contraintes et des opportunités inhérentes au contexte du pays. Le représentant des partenaires s’est réjoui de l’adoption en 2017 d’une nouvelle politique forestière et de son plan d’action prenant en compte le genre, les changements climatiques et la décentralisation. Faisant le bilan de l’année dernière, Maleye Diop dira qu’il a été constaté avec satisfaction une constante amélioration du taux d’exécution globale des financements extérieurs qui est passé de 35,33% en 2015 à 41,95% en 2016 puis 45,33% en 2017. Ce résultat, indique-t-il, fait écho à l’une des principales recommandations de 2015 relative à l’amélioration des taux de décaissement des projets et programmes. «Nous notons aussi une hausse d’environ 54 milliards de Fcfa entre 2016 et 2017», a souligné le représentant des partenaires.
Maleye Diop préconisera ainsi de mettre l’accent sur le rapportage des activités plutôt que des résultats à l’exclusion du sous-secteur eau sous la SOMAGEP. Il a profité pour attirer l’attention sur un certain nombre de recommandations qui pourront renforcer davantage la contribution du secteur à l’atteinte des objectifs et cibles prioritaires de développement durable du Mali. Il s’agit, entre autres, du renforcement de la communication et de la coordination avec les partenaires en particulier dans le cadre de la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau nationale (CDN), du Fonds climat Mali et du Fonds vert pour le Climat. Il a aussi préconisé la poursuite des efforts en matière d’intégration et de suivi-évaluation du changement climatique et des liens pauvreté-environnement dans les CREDD, la mise en œuvre des initiatives contribuant à l’atteinte des ODD et les politiques sectorielles. L’adoption des projets de textes relatifs aux évaluations environnementales (ESS, EIES) et l’audit environnemental intégrant les changements climatiques sont également nécessaires. Ces outils, dit-il, sont incontournables dans la prise en compte des changements climatiques dans tous les politiques, plans et programmes de développement et indispensables à la mise en œuvre de la CDN.
Comme le représentant des partenaires techniques et financiers, Mme Kéita Aïda M’Bo a aussi relevé les avancées dans le domaine. Car, dit-elle, le secteur recèle d’énormes potentialités qui lui confèrent l’aptitude de contribuer de façon significative au développement socio-économique du pays. Cependant, soutient le ministre en charge de l’Environnement, les constats actuels montrent que les performances du secteur sont en deçà des ambitions.
En effet, à l’échéance du 31 décembre 2015, les différentes cibles des objectifs du millénaire pour le développement n’ont pas été atteintes pour le secteur. C’est pour cette raison que Mme Kéita Aïda M’Bo préconise de se tourner vers les dispositions qui s’imposent à notre pays pour la réalisation des Objectifs de développement durable, à l’horizon 2030 afin de réduire conséquemment le niveau de pauvreté de nos populations.
Mariam A. TRAORÉ

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