Sécurisation de la Région de Mopti : 26 ÉLÉMENTS DE LA GENDARMERIE FORMÉS

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Remise d’attestations aux gendarmes ayant participé à la formation


Dans le cadre de l’appui au plan de sécurisation intégré des régions du Centre (PSIRC) mis en œuvre le 17 août 2017 par le gouvernement du Mali, le projet PARSEC (Programme d’appui au renforcement de la sécurité au Centre du Mali) a procédé à la formation de 26 éléments du Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (PSIG) de Mopti, avec pour objectif, l’opérationnalisation de la première unité des forces de sécurité soutenues par le projet. C’est vendredi dernier que s’est tenue la cérémonie de clôture de la session à l’Ecole de la gendarmerie nationale de Bamako, sise à Faladié. Ladite cérémonie était présidée par le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Colonel Ismael Deh, en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Alain Holleville, du directeur général de la Protection civile, le colonel major Seydou Doumbia, du directeur général adjoint de la Gendarmerie, Colonel Boubacry Kodio et de plusieurs autres personnalités.
Après un travail intensif de trois semaines lors desquelles les officiers et sous-officiers ont bénéficié d’une formation aux techniques et à la sécurité en intervention, complétée par la mise en œuvre de premiers secours, le PSIG va rejoindre ses quartiers à la Légion de Sévaré et engager son action contre la criminalité organisée. Déployées dans des zones d’opérations difficiles, les compétences acquises s’avéreront essentielles pour chacun de ces éléments.
Dan son intervention, le représentant du projet PARSEC a annoncé que son organisation, s’inscrivant dans cette réalité du terrain, a équipé chaque gendarme d’équipements et des matériels les plus récents et les plus adaptés à leurs missions. «L’opérationnalisation des unités soutenues par le PARSEC va se poursuivre à un rythme régulier, notamment avec l’appui de la mission Eucap sur des thématiques spécifiques», a promis Harald Wilmin. De son côté, le directeur général adjoint de la gendarmerie a rappelé que depuis le lancement du programme PARSEC, les forces de sécurité en général, et la gendarmerie nationale en particulier, n’ont cessé de voir leurs capacités considérablement renforcées à travers des formations spécialisées, adaptées aux caractéristiques de formations de l’environnement sécuritaire du Centre du Mali. «L’acquisition d’équipements sophistiqués permettra à nos forces d’être beaucoup plus performantes que jamais afin de combattre efficacement les forces obscurantistes et mieux remplir leurs missions de protection des personnes et de leurs biens», a indiqué le colonel Kodio.
A sa suite, l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali a indiqué que le Parsec, d’un montant d’un peu plus de 19 milliards de FCFA, marquait et illustrait l’engagement de l’UE et des Européens à soutenir le gouvernement malien dans le rétablissement de l’état de droit et de la sécurité sur son territoire, en particulier dans cette zone du Centre qui est confrontée aujourd’hui à des défis sécuritaires et sociaux importants. Les Maliens, selon le diplomate européen, attendent le retour de l’Etat. A ce titre, Alain Holleville a souligné que dans le contexte difficile que traverse actuellement le Mali, il est plus que jamais nécessaire que les populations puissent avoir confiance dans leurs forces de sécurité et de défense. Il a donc encouragé les éléments formés à adopter un comportement exemplaire dans le cadre de leurs fonctions à tous égards, et en matière de respect des droits de l’Homme.
Enfin, le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile a félicité les responsables du projet PARSEC pour le travail effectué. «Nous remercions sincèrement l’Union européenne pour son accompagnement et son soutien dans la stabilisation du Mali. La rencontre d’aujourd’hui n’est que le départ d’une série d’actions qui va nous amener à améliorer la sécurité dans la région de Mopti. Ceci, d’abord sur le fleuve, la zone inondée, la zone exondée et sur la bande frontalière avec le Burkina Faso. Pour terminer, nous demandons aux forces de sécurité de faire bon usage des formations reçues et du matériel acquis», a conclu le colonel Ismael Deh. Un exercice sur les capacités physiques du PSIG et la remise d’équipements ont meublé la cérémonie.
Maïmouna SOW

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