Ségou : échanges sur l’accord pour la paix et le G5 sahel

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Le gouverneur de la région de Ségou, Biramou Sissoko, a présidé, mercredi dernier, l’atelier sur l’appropriation et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, initié par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, à travers la Cellule d’appui aux stratégies Sahel et à la mise en œuvre de l’accord de paix (CASMAP), et avec l’appui du PNUD. La rencontre a également permis aux participants, venus de tous les cercles de la région de Ségou de connaitre le processus du G5 Sahel.
Il faut reconnaître que l’appropriation de l’Accord de paix par les populations, notamment du pays profond, reste un défi. Ainsi, à travers cette rencontre, la CASMAP attend offrir l’opportunité aux participants de s’imprégner davantage du contenu de l’accord et d’avoir une large vue sur son application.
Les participants ont aussi informés sur les mécanismes de mise en œuvre de l’accord et sur le G5 Sahel, notamment ses objectifs et axes d’intervention.
Le coordinateur de la CASMAP, Abdoulaye Tounkara, expliquera que la démarche de sa structure s’inscrit dans une volonté de porter la bonne information sur l’évolution du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Elle consiste aussi à mettre un accent sur la situation dans la région sahélo-saharienne à travers une présentation du G5 Sahel. Selon lui, la rencontre doit être propice aux échanges fructueux sur la thématique globale des enjeux sécuritaires et de développement dans le Sahel qui ont un lien étroit avec le processus de paix dans notre pays.  M. Tounkara a espéré sur des recommandations qui dégageront des perspectives pour une sortie de crise dans notre pays.
De son côté, le gouverneur de la région a rappelé que malgré les actions et efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires, la vulgarisation du contenu de l’accord reste une quête permanente. «Le présent atelier se tient dans un contexte où la bande sahélo-saharienne fait face à une situation sécuritaire sans précédent, marquée par une recrudescence du terrorisme, de la radicalisation, de l’extrémisme violent et de la criminalité», a déclaré Biramou Sissoko, soulignant la nécessité pour les acteurs régionaux et locaux d’approfondir leurs connaissances sur l’accord et le G5 Sahel parce que la menace du terrorisme enregistre de nouveaux paradigmes qui rendent complexe sa lutte.
Mariam A. Traoré
Amap-Ségou

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