Ségou : FORMATION DES CONDUCTEURS DE TRICYCLES SUR LE CODE DE LA ROUTE

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Ce fut un jeudi pas comme les autres à la direction régionale de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE-Ségou). L’ambiance était des plus festives, la joie et la fierté se lisaient sur les visages des conducteurs de tricycles qui venaient de recevoir des mains du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta leurs attestations de formation sur le code de la route et la sécurité routière. La cérémonie de clôture présidée par le ministre Koïta a eu lieu en présence du directeur général de l’ANPE, Ibrahim Ag Nock, du maire de la commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra, du président du syndicat des tricycles de Ségou, Mamary Dembélé, et des bénéficiaires de la formation.
Une trentaine de participants ont traité un arsenal de modules à savoir le sens de la responsabilité (les règles de conduite), la signalisation routière (les causes et les conséquences des accidents), les infractions au code de la route, etc. Le projet «Taxini» ou «Moto taxi» est une initiative de l’ANPE qui a procédé à son lancement en 2006 à Ségou. Les objectifs de ce projet, faut-il le rappeler, sont la création et la promotion de l’emploi et la contribution à faciliter la mobilité urbaine ou semi-urbaine des populations. Plus de dix ans après son introduction dans le monde du transport au Mali, le «Taxini» jouit d’une forte notoriété et est dédié à tous les usages aujourd’hui du transport des personnes, aux services de livraison en passant par l’usage hospitalier.
L’exploitation de cet engin ne s’est pas opérée sans difficultés, au nombre desquelles, figure l’encombrement de la circulation, les accidents de circulation causés par la non maîtrise par les conducteurs de ces engins du code de la route encore moins de la sécurité routière. C’est pourquoi, l’ANPE, initiatrice du fameux projet «Taxini», est souvent accusée à tort d’être responsable du désordre créé par le «Moto taxi» dans le secteur du transport. Pour répondre à ces préoccupations ou accusations, l’ANPE a initié des ateliers de formation des personnes en situation de handicap physique et conducteurs de motos taxis de Bamako et Ségou. Ils ont concerné 60 bénéficiaires et cela, en partenariat avec l’Union nationale des travailleurs de l’économie informelle, l’organisation faîtière des propriétaires et conducteurs de moto taxi de Bamako et de Ségou. L’objectif de ces ateliers était de renforcer les capacités des exploitants des tricycles.
Le maire de la commune urbaine de Ségou a, dans son intervention, indiqué que depuis le lancement de ce projet à Ségou, il a considérablement soulagé les souffrances des populations et engendré des résultats satisfaisants. «Une formation est toujours utile. La présente vient à point nommé quand on sait que les tricycles sont actuellement dans le collimateur, car, impliqués de plus en plus dans les accidents qui malheureusement font des victimes à cause du non respect du code de la route», a précisé l’édile.
Alou Sidibé, bénéficiaire de la formation a remercié l’ANPE, l’ANASER et les plus hautes autorités pour cette belle initiative qui mérite selon lui, d’être pérennisée pour le bien-être des conducteurs de tricycles. Le président du syndicat des tricycles de Ségou, Mamary Dembélé a pour sa part égrené les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Au premier chef, le prix de la vignette, l’interdiction de circulation dans certaines artères de la ville, etc.
Pour le directeur général de l’ANPE, cette formation est l’expression d’un exemple de partenariat entre sa structure, les responsables du syndicat de motos taxis et l’ANASER de Ségou pour mieux organiser et encadrer le secteur du transport dans la région en partenariat avec les agents en charge de la sécurité routière. Ibrahim Ag Nock dira qu’en écoutant l’intervention du porte-parole des participants, il a été particulièrement heureux de noter que les objectifs assignés à cette formation ont été largement atteints, suscitant du coup de nouveaux besoins. «Cette initiative vise à créer et promouvoir des emplois et à faciliter la circulation urbaine et semi-urbaine. Il a félicité les participants à cette session pratique de formation qui permettra à chacun d’entre eux de répondre aux exigences d’une circulation routière de plus en plus dense et incontrôlée.
Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a rappelé que ce projet s’inscrivait dans la politique gouvernementale de lutte contre le chômage et la pauvreté à travers les activités génératrices de revenus. Le projet contribue aussi à résoudre le problème du transport collectif, notamment entre les communes urbaine de Ségou et rurale de Pelengana, entre autres, dont les liaisons étaient assurées en majorité par les charrettes. S’adressant aux bénéficiaires de la présente session de formation, il leur a dit: «vous êtes outillés pour faire prévaloir la bonne conduite dans la circulation routière et démontrer, par la même occasion, le professionnalisme de votre corps de métier à savoir être des modèles de conducteur de moto taxi ».
Mamadou SY
AMAP-Ségou

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