Service national des jeunes : BEAUCOUP D’ESPOIR SUR LE PLAN DÉCENNAL 2019-2028

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La deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du Service national des jeunes (SNJ) s’est tenue, hier, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune blondin Bèye. La session était présidée par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, porte-parole du gouvernement et président du Conseil d’administration, Amadou Koïta, en présence du directeur général du SNJ, colonel-major Kéba Sangaré.
Les administrateurs ont essentiellement examiné le bilan de l’année 2018 et la programmation des activités pour l’exercice 2019.
Dans son intervention, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a expliqué que le SNJ a marqué de son empreinte indélébile, son retour dans le paysage institutionnel national en 2018, et cela nonobstant un contexte national difficile.
Il a aussi rappelé quelques actions du Service national des jeunes, notamment le recrutement et la formation de 600 jeunes, réalisés avec professionnalisme. Pour cette action réussie, le président du Conseil d’administration a témoigné de sa reconnaissance aux ministres de l’Economie et des Finances et de la Défense et des Anciens combattants pour leur accompagnement financier, humain et matériel.
Cette même année, le SNJ s’est doté d’un plan architectural pour réaliser son siège mais aussi un centre de formation, a souligné Amadou Koïta. En outre, il a souligné que 2018 a permis d’intensifier l’action d’information et d’appropriation du service des jeunes, en vue d’assurer son portage par les différents acteurs de la vie nationale.
Pour accomplir cette mission d’intensification et d’élargissement de l’action d’information, le SNJ a organisé une campagne dans toutes les régions du pays, à l’exception de celle de Ménaka, a précisé le ministre en charge de la Jeunesse.
Selon lui, l’année écoulée a été marquée par l’élaboration du plan décennal de promotion du SNJ (2019-2028). Ce programme vise à mobiliser les ressources nécessaires pour assurer la formation des jeunes qui représentent la grande majorité de la population.
« Je voudrais exprimer mon empressement pour la finalisation de ce document majeur et son introduction dans le circuit d’approbation du gouvernement afin de donner corps à ce formidable outil de modelage du citoyen, voulu par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita », a indiqué Amadou Koïta. Il a aussi ajouté que sa conviction personnelle de voir le SNJ devenir une structure centrale dans le dispositif institutionnel de mise en œuvre du « Programme 2018-2023 : Notre grand Mali avance » du président de la République.
Par ailleurs, le ministre Koïta a rappelé que la mise en œuvre de ces activités a été possible grâce au budget notifié, soit un peu plus de 1,483 milliard de Fcfa qui a été exécuté à plus de 99 %.
Pour l’exercice en cours, le budget soumis à l’approbation des administrateurs est estimé à un peu plus de 1,773 milliard de Fcfa. « Bien que ce budget connaisse une régression de 66,7 millions Fcfa, soit 3,62% par rapport au budget prévisionnel de 2018 qui était équilibré en recettes et en dépenses à 1,840 milliard de Fcfa, les attentes restent importantes. Nous devons renforcer davantage la culture de l’excellence », a exhorté le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne. Il a aussi invité les administrateurs à examiner minutieusement les points inscrits à l’ordre du jour.
Quant au directeur général du SNJ, il a rappelé que la mission de son service est de parfaire la formation civique et professionnelle des jeunes en vue de leur participation active et efficiente au développement socio-économique de la nation et leur mobilisation pour la défense nationale, à travers la devise « apprendre-servir-défendre ». `
Pour ce qui concerne les perspectives du SNJ, Kéba Sangaré précise qu’elles sont dominées principalement par le plan décennal du SNJ 2019-2028. Selon lui, l’adoption de ce plan permettra au SNJ de faire des propositions concrètes sur le coût de la formation d’un jeune civil, celui des fonctionnaires de l’Etat, des collectivités mais aussi pour les partenaires qui veulent passer par le SNJ pour assurer la formation des jeunes.
Mohamed D.
Diawara

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