Sifor : Un outil précieux d’aide à la décision

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Le bois et le charbon occupent 80% de nos besoins énergétiques

Dans ce monde de plus en plus concurrentiel où mêmes les États ne se font jamais de cadeaux, les statistiques apparaissent comme un outil incontournable d’aide à la décision pour un développement équilibré et harmonieux. En disposer de manière actualisée et fiable, permet aux gouvernants de prendre des discisions justes et éclairées. Aujourd’hui, vous devez désormais noter que les 124.138.000 hectares (ha) de superficie de terres dont dispose le Mali sont reparties en terres forestières (20 millions ha), agricoles (12 millions ha), pastorales (18 millions ha) et les zones humides qui font près de 3 à 4 millions ha. Les couvertures végétales, elles, font 54,7 millions ha. Le bois et le charbon occupent 80% de nos besoins énergétiques, contre près de 17% pour les hydrocarbures, 6 à 7% environ pour l’électricité et 1 à 2% pour le gaz.

Ces résultats probants ont été dévoilés hier par le chef de la cellule du Système d’information forestière (Sifor). Cheick Oumar Karamoko Traoré animait une conférence de presse sur le Sifor. Organisée par l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD) dans ses locaux sur le rôle et les missions du Sifor, cette rencontre avec les hommes des médias, s’inscrivait dans le cadre de la 21e édition de la Quinzaine de l’environnement.

Rappelant le contexte de la création de cet instrument, le conférencier a expliqué que le département en charge de l’Environnement a élaboré une Politique forestière pour arriver à protéger les ressources forestières. L’objectif étant d’améliorer la contribution des ressources forestières dans le Produit intérieur brut (PIB). Le 10è axe stratégique de cette Politique porte sur la gestion et la diffusion de l’information forestière. C’est ainsi qu’en rapport avec ses partenaires au développement, le ministère de l’Environnement et du Développement durable a créé le Système d’information forestière. Le Sifor a pour missions de compiler les données et informations sur les ressources forestières pour permettre le suivi, la formulation, la planification et l’évaluation des actions dans le cadre de la mise en œuvre de cette Politique, a précisé le conférencier.

En la matière, le Sifor est une base de données couplée à un Système d’information géographique, a expliqué le chef de la cellule. Celui-ci (SIG) doit renseigner l’évolution des ressources forestières. Pour ce faire, ses missions consistent à alimenter, collecter, compiler et à créer des bases de données sur les ressources forestières, avant de les mettre au service du département et du grand public, a détaillé Cheick Oumar Karamoko Traoré.

À ce titre, le Sifor est devenu l’un des instruments les plus efficaces à la disposition du département, a-t-il déclaré. Car, il fourni des informations recueillies dans différentes parties du pays sur les terres forestières, agricoles, de pâturages, les zones humides…
En collectant ces données et informations forestières, le Sifor entend désagréger la superficie de notre pays. Il s’agit aussi de faire en sorte que tous les cinq ans, nous arrivions à évaluer le nombre de surfaces perdues dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage, de la foresterie, a expliqué Cheick Oumar Karamoko Traoré.

A. M. K.

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