Sikasso : Le ministre de l’éducation nationale rencontre les forces vives sur la crise scolaire

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Une rencontre régionale d’information sur la crise scolaire a regroupé lundi dernier dans la Capitale du Kénédougou les autorités administratives et les élus des collectivités territoriales des différents cercles, les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves et la société civile sous la présidence du ministre de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Mamadou Famanta.
Au cours de cette séance d’échanges, le ministre Famanta a fait la genèse de la crise scolaire, caractérisée par une série de grèves déclenchées par la Synergie des enseignants signataires du 15 octobre 2016.
«La situation est grave et même très grave, car l’avenir de notre pays est menacé si une solution rapide n’est pas trouvée», a martelé d’entrée le ministre Famanta. Ensuite, il rappellera que l’éducation est un droit pour les enfants maliens. C’est pourquoi, le gouvernement multiplie les initiatives pour une sortie de crise.
Par ailleurs, le ministre de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique expliquera que l’octroi d’un statut particulier aux enseignants a provoqué des inégalités qui ont amené l’UNTM à faire des revendications dans le domaine de la grille indiciaire et de l’âge de départ à la retraite. Pr Mamadou Famanta a reconnu que les revendications par rapport à l’article 39 sont légitimes, mais l’État n’a pas les moyens de satisfaire à ces revendications dans l’immédiat.
Pour le ministre, la grève est un droit, mais l’éducation des enfants l’est également tout comme la retenue des salaires des grévistes. «Si des solutions idoines ne sont pas trouvées, la crise scolaire aura des répercussions sur tous les Maliens», a-t-il averti.
Pour sa part, le directeur des ressources humaines de l’éducation, Mamadou Konta indiquera qu’au cours des négociations, l’État a proposé des changements de grille pour 2019 et 2021 d’un montant de 15,700 milliards, alors que les enseignants demandent des plafonds de grille pour 2019 et 2021 d’un montant de 58 milliards qui n’est pas soutenable par l’État. Des responsables du ministère de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont précisé que le recrutement des 15.000 volontaires n’a pas pour motif de remplacer les enseignants titulaires, mais plutôt une stratégie pour sauver l’année scolaire.
Quant au représentant de la Synergie des enseignants signataires du 15 octobre 2016, Tiémoko Bengaly, il a dit que les syndicats réclament simplement l’application de l’article 39 de la loi. De leur côté, les représentants des parents d’élèves ont souhaité la reprise des cours dans les meilleurs délais, quel que soit le prix à payer, ont-ils insisté.

Fousseyni DIABATÉ
Amap-Sikasso

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