Situation des Maliens de l’extérieur : LA MISE AU POINT DU HCME

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Ces derniers temps, la situation des Maliens de l’extérieur fait couler beaucoup d’encre. A tort ou à raison, d’aucuns pensent que nos expatriés en détresse manquent d’assistance en Algérie, en Mauritanie et en Libye… Pour informer l’opinion nationale et internationale sur la situation réelle de nos compatriotes dans ces pays en crise, le Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) a organisé, jeudi dernier à la Maison de presse, une conférence de presse qui était animée par deux responsables de l’organisation : Bamé Mamadou Lamine, chargé des affaires sociales et de la migration et Mahamadou Maïga, chargé des affaires administratives et institutionnelles. Dans un document présenté à la presse, la faîtière brosse une série d’activités réalisées qui portent notamment sur l’aide à l’insertion des primo arrivants, l’aide sociale des personnes vulnérables ou en situation de détresse, le plaidoyer pour l’assouplissement ou la levée des mesures contraignantes pour les migrants maliens etc.

En termes de protection et d’assistance, les conférenciers ont fait savoir que le HCME et ses démembrements ont déjà assisté en Angola 24 détenus maliens et contribué aux rapatriements de plusieurs volontaires en détresse, suite aux opérations de contrôle par les autorités de ce pays dans les zones minières.

Le HCME a également volé au secours de nos compatriotes en Mauritanie, confrontés à des problèmes de titre de séjour, auxquels ils n’étaient pas habitués. «En lien avec l’ambassade, le Conseil de base des Maliens de Mauritanie a fait face aux situations d’interpellations ou d’expulsions», a expliqué Bame Mamadou Lamine. Et d’ajouter : «La dernière opération en date, liée aux troubles postélectorales, a connu son épilogue avec la libération des 59 personnes revenues au Mali». Cependant, a-t-il déploré, une centaine de nos compatriotes sont encore détenus dans ce pays.

Le conférencier a aussi informé que la situation des élèves est réglée en Mauritanie, mais pas celle des pêcheurs et des taximen auxquels il est interdit de travailler. Pour les responsables du HCME, malgré les défis sécuritaires en Libye, le président du Conseil de base dans ce pays y est resté. Celui-ci, ont-ils rapporté, dit ne rien savoir sur un prétendu massacre de 120 Maliens. « On déplore la découverte (par l’employeur) de la dépouille de deux compatriotes dans une entreprise où ils étaient employés. Toutefois, selon les informations à la disposition du président du Conseil de base, ils n’ont pas été atteints par le bombardement », ont souligné les responsables du HCME.

Comme recommandations, le HCME a attiré l’attention des migrants pour qu’ils évitent de se rendre dans les pays à risque élevé. Les responsables de la faîtière ont aussi invité le gouvernement et ses partenaires stratégiques de continuer à mettre plus l’accent sur les programmes de lutte contre les causes profondes de la migration illégale et la lutte contre les réseaux de passeurs. En perspective, le HCME prévoit l’installation de plusieurs Maliens de l’extérieur de retour (volontaires ou non) dans la zone Office du Niger, la construction de quelques dizaines de centres d’accueil, de conseil et d’orientation dans les zones de départ.

S’y ajoutent le plaidoyer en vue de l’intégration de la dimension migration et développement dans la planification du développement local et la sensibilisation sur les risques et dangers de l’immigration irrégulière.
L’occasion était bonne pour les responsables du HCME de présenter l’historique de leur organisation, issue de la Conférence nationale de 1991 et reconnue d’utilité publique par le décret n°09-594/P-RM du 03 novembre 2009.

Bembablin Doumbia
L’ESSOR

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