Situation sécuritaire : La fondation CMDID offre un cadre d’échange aux jeunes et aux femmes

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La Fondation CMDID (Centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie) en partenariat avec OSIWA (Open Society for West Africa) a organisé le mardi 16 avril dernier à la Maison de partenariat, une causerie débats sur la situation sécuritaire du pays.
Placée sous la présidence du vice-président de la fondation CMDID, Younoussa Touré, cette causerie débats a enregistré la participation de l’ancienne ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Oumou Bah. Ce fut l’occasion pour de nombreux jeunes et femmes d’échanger sur la situation sécuritaire du pays. L’objectif était d’assurer l’émergence d’un espace d’échanges et de concertations pour les femmes et les jeunes en rapport avec la construction de la paix.
Le constat de la situation sécuritaire nationale révèle que malgré des progrès évoqués par le gouvernement, les citoyens se trouvent dans l’expectative. Force est de reconnaître que la construction de la paix reste un objectif difficile et nécessite des efforts importants de part et d’autre.
Pour la Fondation CMDID, cet objectif, bien qu’il soit porté principalement par les autorités nationales, mérite de bénéficier d’un élan qui fédère une synergie d’actions de toutes les catégories socio-professionnelles, y compris les organisations de la société civile. Particulièrement, les femmes et les jeunes qui, par définition, sont des vecteurs de la construction citoyenne.
Cependant, pour que ceux-ci jouent leur partition dans un processus de construction de la paix, il est important de leur offrir un espace pour analyser la situation. «Il faut comprendre les déterminants afin de formuler des propositions politiques constructives qui peuvent garantir à la fois une pleine participation, mais aussi contribuer à des perspectives de solutions efficientes», a expliqué Younoussa Touré, pour justifier la tenue de cette causerie débats.
Par ailleurs, pour ce qui concerne spécifiquement les femmes, leur participation demeure limitée au regard du processus de paix et de la vie politique et publique en général. Une situation qui n’a pas laissé indifférente la ministre Oumou Bah. Selon elle, les femmes sont également sous-représentées dans les mécanismes de mise en œuvre et de suivi de l’Accord. Pour preuve, sur les 34 membres du Comité de suivi de l’Accord, il n’y a qu’une seule femme.
Au cours de cette causerie débats, le constat a été que les stéréotypes et les convictions associées à la condition féminine prédominent et empêchent les femmes de briguer des mandats publics ou de faire entendre leur voix.
A noter que le rapport du secrétaire général de l’ONU en date du 5 mars 2019 sur la situation au Mali est assez révélateur. Ce rapport indique que malgré l’importance des initiatives prises au niveau international, les conditions de sécurité ont continué de se dégrader. Il fait état d’une augmentation du nombre d’attaques terroristes visant les forces nationales et internationales, la MINUSMA et la population civile depuis 2016 (183 attaques en 2016, 226 en 2017 et 237 en 2018).
En somme, ce cadre d’échanges a permis aux participants de partager leurs expériences, de renforcer leurs capacités sur la situation sécuritaire au pays mais aussi de disposer des pistes de solutions par rapport à la résolution de cette crise.
La Fondation CMDID a pris l’engagement que les propositions et recommandations issues de cette rencontre feront l’objet de messages de sensibilisation qui seront diffusés.
Souleymane
Doumbia

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