Situation socio-politique : La société civile prône le dialogue

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Le point de presse a été animé par le président du CNSC, Boureima Allaye Touré

Face à la détérioration progressive de la situation socio-politique du pays, le Conseil national de la société civile (CNSC), se fondant sur les résolutions pertinentes du Dialogue national inclusif (DNI) a, dans une déclaration rendue publique lundi, interpellé les autorités politiques nationales pour privilégier le dialogue social afin de restaurer la confiance entre tous les citoyens pour la sauvegarde de la stabilité sociale. C’était au cours d’un point de presse animé par le président du CNSC, Boureima Allaye Touré.

Dans cette déclaration, le CNSC invite également les acteurs politiques, malgré leur ressentiment contre ce qu’ils estiment être une violation de leur droit, à privilégier toutes les voies de recours légales nationales et internationales.
Il rappelle aux autorités et acteurs politiques que les engagements du DNI qui concernent notre survie et notre cohésion constituent les priorités qui doivent être mises en œuvre dans les meilleurs délais.

En outre, le Conseil demande au président de la République, garant de l’unité nationale, de créer les conditions d’un climat participatif apaisé, afin de mettre fin aux incertitudes qui persistent sur le devenir de la nation. Le CNSC appelle les uns et les autres à la vigilance, à la sérénité et au respect de la déontologie par rapport à certaines informations véhiculées qui sont de nature à embraser le climat social déjà délétère. Dans cette déclaration, Boureima Allaye Touré dit avoir constaté depuis un certain temps, un ralentissement dans la mise en œuvre des résolutions et recommandations issues du DNI.

Selon le CNSC, les élections législatives organisées dans un contexte marqué par la pandémie de la Covid-19, auxquelles les citoyens ont répondu favorablement et qui auguraient une situation postélectorale apaisée, ont été suivies de contestations violentes contre certaines décisions de la justice constitutionnelle. Toute chose, ajoutera le président du CNSC, entraînant une mise en cause des principes de traitement égal des citoyens et du principe de légalité dans un État démocratique.

D’autre part, selon Boureima Allaye Touré, la gestion de la pandémie de la Covid-19 avec les mesures de prévention a entraîné des contraintes sociales et économiques particulièrement difficiles qui ont entamé sérieusement l’économie communautaire et locale. Des critiques violentes contre certaines pratiques de mauvaise gouvernance et de gestion dans plusieurs domaines, entraînant un climat de défiance entre les pouvoirs publics et des groupes sociaux ont aussi été relevées.

Cette déclaration de la faîtière des organisations de la société civile intervient quelques jours après l’annonce d’une mobilisation prévue vendredi prochain sur la place de l’Indépendance, par la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et le mouvement Espoir Mali Koura (EMK).

Aboubacar TRAORÉ

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