Sommet de Pau en France : Ouagadougou abrite une réunion préparatoire du G5 sahel

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Les ministres des Affaires étrangères lors de leurs travaux

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, était hier à Ouagadougou où il a pris part aux côtés de ses homologues des pays membres du G5 Sahel à une rencontre préparatoire du sommet de Pau en France, prévu pour le lundi prochain. Les ministres ont eu à peaufiner le programme des chefs d’État du G5 Sahel pour ce sommet de «clarification» initié par le président français, Emmanuel Macron.
À leur sortie de la réunion à huis clos, les ministres en charge des Affaires étrangères du G5 Sahel, avec à leur tête, Alpha Barry, ont affirmé qu’ils se sont rencontrés à la demande express des chefs d’État pour préparer le programme du sommet de Pau prévu le 13 janvier prochain.
Le ministre burkinabé des Affaires étrangères a indiqué que cette rencontre va réunir le président français et ses homologues du G5 Sahel avec le secrétaire général des Nations unies, les représentants de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE) et d’autres institutions internationales.
Une étape très importante, selon Alpha Barry, pour le G5 Sahel dans la lutte contre la menace terroriste dans la région.
«Compte tenu des enjeux, dira le chef de la diplomatie burkinabè, les chefs d’État ont souhaité qu’à quelques jours de ce sommet, nous nous réunissions en tant que ministres en charge des Affaires étrangères du G5 Sahel, pour examiner quelques propositions venant de part et d’autre, afin de les soumettre à leur appréciation avant ce rendez-vous important».
Dans son adresse à la nation à l’occasion du Nouvel An, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a affirmé que la rencontre de Pau «sera décisive». Car, il s’agira, a-t-il dit, de «mettre sur la table toutes les questions, tous les griefs, toutes les solutions». Mieux le sommet de Pau, a annoncé le président Keïta, permettra de dissiper les «incompréhensions et malentendus éventuels» qui font partie du partenariat.
L’essentiel est que dans la guerre sauvage qui est imposée à nos pays, le moral de nos forces soit préservé, qu’elles soient burkinabè, françaises, maliennes, nigériennes ou onusiennes, a fait savoir le chef de l’État.

Madiba KEITA

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