Soumaïla Cissé : Mobilisation tous azimuts pour sa libération

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Cela fait exactement 37 jours que le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé et plusieurs membres de son équipe, alors en campagne pour les législatives, ont été enlevés entre Saraféré et Koumaïra, dans le Cercle de Niafunké. Aussitôt, sur les instructions du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, une cellule de crise pour la libération du chef de file de l’opposition et de ses compagnons, présidée par l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, a été mise en place.
Même si une grande partie des membres de la délégation ont été libérés par la suite, le président de l’URD reste à ce jour entre les mains de ses ravisseurs. Pour obtenir sa libération, les efforts et les initiatives ne faiblissent pas, à commercer par ceux des plus hautes autorités du pays. La récente désignation des autres membres de la cellule de crise va dans ce sens.

Le chef de l’État, dont la volonté de trouver un heureux dénouement à ce kidnapping est manifeste, a, il y a peu, dit avoir une pensée pour son «frère Soumaïla Cissé qui est dans des conditions que nul ne lui aurait souhaité».
Et le président Keïta de prier ceux qui détiennent mon «frère» de le libérer. «Nous le souhaitons de toute notre âme», avait-il insisté, laissant transparaitre sa détermination à suivre de près l’évolution de cette situation. À en croire certaines informations parues dans la presse, le président de la République aurait reçu, courant semaine dernière, l’épouse de l’otage, Mme Cissé Astan Traoré, pour apporter à sa famille sa compassion et celle de toute la nation.
Dans cette mobilisation, ne sont pas en reste les dirigeants des pays de la sous-région et du continent. À la faveur de récentes rencontres par visioconférence, ils ont en effet appelé à la libération du député de la circonscription électorale de Niafunké.

Dans ce concert d’appels pour la libération du chef de file de l’opposition, de nombreux intellectuels et politiques africains se sont également manifestés. À l’initiative de l’ancien ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaila Konaté, une pétition a été signée par l’ancien Premier ministre centrafricain, Martin Ziguélé, l’ex-maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, le chef de file de l’opposition burkinabè, Zéphirin Diabré, son homologue de la Guinée-Conakry, Célou Dalein Diallo, l’écrivain guinéen Tierno Monénembo, l’économiste togolais Kako Nubukpo et bien d’autres. Dans la même veine, des artistes, à l’image de nos compatriotes Sidiki Diabaté, «Petit Guimba», de Michel Bohiri de la Côte d’Ivoire… donnent de la voix en faisant des messages de soutien pour la libération du leader politique.

Les membres de la famille politique et les amis de Soumaïla Cissé restent aussi très actifs, multipliant démarches et contacts avec différentes personnalités au plan national et international. C’est dans ce cadre qu’ils ont récemment rencontré Me Harouna Toureh (responsable de mouvements armés) et Mme Sy Kadiatou Sow, actrice de la société civile et signataire de la pétition en ligne. Aux termes des échanges, nous confie un membre du cabinet du chef de file de l’opposition, il a notamment été convenu de poursuivre les activités de sensibilisation et d’appel à la mobilisation pour la libération de Soumaïla Cissé dans le calme et la sérénité ; d’impliquer et fédérer l’ensemble des acteurs de la jeunesse politique et de la société civile pour prôner l’union et renforcer les capacités.
En outre, l’idée de rencontrer les présidents d’institution de la République est en train de faire son chemin. Les porteurs de ces initiatives promettent surtout de ne pas arrêter leur combat avant d’obtenir satisfaction.

Massa SIDIBÉ

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