Spécial 100 jours du Premier ministre, Région de Mopti : L’espoir renaît

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Le chef du gouvernement avec les responsables de Ginna Dogon, Tabital Pulaaku et des associations qui se sont engagés dans la résolution de la crise sécuritaire dans la région de Mopti, le 7 juillet 2019 à Sévaré

L’horizon semble se dégager dans la 5è région administrative, où les terroristes élargissaient leur ancrage en exacerbant les violences entre les communautés. Depuis quelque temps, y règne une certaine accalmie sentie tel un baume sur les cœurs meurtris des populations. Vous avez dit retombées des missions effectuées dans la région par le Premier ministre Dr Boubou Cissé ? Tout porte à y croire

Certes, dix jours – en raison de cinq par visite – ne suffisent pour en finir avec une hydre terroriste qui, de surcroît, se nourrit des règlements de comptes familiaux et de litiges ancestraux. Mais l’atmosphère moins nauséabonde qui prévaut depuis ces visites, établit l’efficience et l’efficacité des initiatives du Premier ministre Dr Boubou Cissé. Il gagne, du coup, en estime au sein de l’opinion nationale et au-delà de nos frontières.

L’économiste était, en effet, très attendu sur ce dossier, tant les tueries s’enchaînaient à un rythme démoniaque. Plusieurs centaines de personnes, dont des femmes et des enfants, ont été froidement assassinées en quelques mois à Koulogon, Gangafani, Yoro, Sobane Da… Les violences avaient culminé avec le massacre d’Ogossagou : 160 tués. De quoi susciter une indignation générale qui a finalement eu raison de l’équipe gouvernementale d’alors, quand bien même que celle-ci avait fait de la résolution de cette crise un point d’honneur.

Arrivé à la tête du gouvernement dans ce contexte pour le moins tendu, Dr Boubou Cissé se devait de prendre le taureau par les cornes. Ses deux premières visites à l’intérieur du pays sont alors réservées à Mopti. Lors de la première, du 3 au 7 juillet 2019, il sillonne la zone dite exondée comprenant les cercles de Koro, Bankass, Bandiagara et Douentza. Cette zone constituait l’épicentre de cette violence ayant décimé les relations entre voisins d’hier, qui, en dépit des divergences, n’en étaient jamais venus aux armes de guerre.

PRÉSENCE MILITAIRE- Une réalité à laquelle le chef du gouvernement avait adapté son discours. Il invita les uns et les autres à dépasser les rancœurs et leurs meurtrissures, à rétablir la confiance entre eux et aider l’Etat dans ses efforts de pacification. Pour Dr Boubou Cissé, aller à Mopti relevait d’une obligation absolue. D’abord, parce « qu’il est de la Région» et, par conséquent, les préoccupations de la zone sont aussi les siennes. Puis, parce qu’il lui fallait le soutien des populations pour gagner cette guerre contre les obscurantistes qui cherchent à déstabiliser notre pays. Alors, il insistait à chaque rencontre avec les populations sur l’urgence de resserrer les rangs face à l’envahisseur.

Un message visiblement bien capté par les populations. Mais aussi par les leaders de Ginna Dogon, Tabital Pulaaku et ceux des associations de développement desdits cercles qui ont, à l’occasion, acté leur implication effective dans la résolution de cette crise. Une ‘’prouesse politique’’ à l’actif du Premier ministre.

Dr Boubou Cissé savait également que les terroristes ont exploité la faible pression militaire sur cette partie du pays ; d’où sa décision d’y renforcer la présence militaire en déployant 3000 éléments supplémentaires. Aussi, il semble avoir compris que la réponse militaire, si dense soit-elle, ne suffira jamais à juguler le problème. Le gouvernement s’emploie donc à faire la jonction entre développement et sécurité, en apportant des réponses aux besoins urgents des populations : emploi des jeunes, retour effectif des services de base, sécurité alimentaire. A ce dernier égard, Dr Boubou Cissé avait mis son séjour à profit pour lancer une vaste opération de distribution de 8000 tonnes de céréales à travers toute la région de Mopti et une partie de celle de Ségou. Cette stratégie a l’avantage d’éviter que ces maux qui touchent cette région ne deviennent des raisons de rejoindre des organisations narcoterroristes, lesquelles tentent le plus souvent de compenser l’absence de l’État.

Après la zone exondée, le Premier ministre était, du 1 au 5 août, dans les cercles de Djenné, Youwarou, Ténenkou et Macina. Dans ces localités, il a tenu le même discours d’apaisement et procédé à des distributions de vivres. Indéniablement, ces actions tous azimuts de Dr Boubou Cissé produit des effets. Il ne reste plus qu’à espérer que l’attaque perpétrée, la semaine dernière dans le cercle de Bandiagara, soit le chant du cygne.

Issa Dembelé
L’ESSOR

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