Syndicat mixte inter-collectivités : LA RELECTURE DU RÈGLEMENT INTÉRIEUR S’IMPOSE

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La salle de délibération de la mairie du district de Bamako a servi de cadre hier, à un atelier sur la relecture du règlement intérieur du Syndicat mixte inter-collectivités de Bamako (SMIB) «Grand Bamako». La rencontre était présidée par Karembé Rokia Diarra, vice-présidente du SMIB, en présence de Ousmane Sow, directeur de la cellule de préfiguration de l’Agence de l’urbanisme de Bamako, qui est en même temps le secrétaire permanent du SMIB, ainsi que les délégués de l’Inter-collectivité.
La réunion était la deuxième du genre. Le comité inter-collectivités comprend 53 délégués venant de 25 communes. L’objectif visé est la gestion harmonieuse de la ville pour le bien-être des habitants. Elle avait à l’ordre du jour, la relecture du règlement intérieur du SMIB, la formalisation des commissions de travail, ainsi que l’examen de la demande d’adhésion de la Commune de N’Gabacoro. Le secrétaire permanent a justifié la relecture du règlement intérieur de l’Inter-collectivité, en raison du fait qu’il comporte des insuffisances. Et la rencontre a pour but également d’adjoindre deux commissions de travail, celle en charge de l’organisation et la commission juridique, à la liste de 7 autres qui ont préalablement été établies.
«Grand Bamako», a-t-il poursuivi, comprend l’ensemble des 6 communes du district plus la mairie du district de Bamako et les 18 collectivités qui gravitent autour de Bamako. «C’est un projet et un niveau de pouvoir qui dépasse celui du district de Bamako, autrement dit une seule collectivité n’a pas la capacité d’y faire face isolément», a confié M. Ousmane Sow. Et d’expliquer que toutes ces communes vont se mettre autour de la table pour discuter des questions d’ordre métropolitain.
«Cette initiative s’inscrit dans la logique de l’évolution de Bamako», a-t-il ajouté. Il a évoqué le fait que quand on prend le tissu bâti de Bamako, on rentre à Kalabancoro, Moribabougou ou Kati sans apercevoir une délimitation territoriale quelconque. Selon lui, la limite physique qui existe aujourd’hui, n’est plus un facteur sur lequel on doit se fier pour résoudre les problèmes de Bamako. «Nous sommes dans une continuité du tissu bâti. Il faudrait que les communes qui sont rattachées au tissu de Bamako puissent se mettre autour de la table pour discuter des grands sujets. Il va de l’assainissement et de la mobilité urbaine», a insisté le directeur de la cellule de préfiguration de l’Agence de l’urbanisme de Bamako. Pour étayer ses propos, il a souligné que « rien que pour organiser le transport public à Bamako, il faut discuter avec Kalabancoro, Moribabougou et Kati, d’où la nécessité, pour lui, de créer cette Inter-collectivité».

Mohamed Z.
DIAWARA

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