Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Mali : Un collectif exige la tenue d’un congrès statutaire

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La conférence était animée par Sékou Amadou Traoré (c) entouré de ses camarades

Le Collectif national des enseignants-chercheurs du supérieur (CNECSUP), porté sur les fonts baptismaux le 18 juillet 2020, a organisé, mercredi dernier, une conférence de presse à la Faculté de droit public (FDPU) pour dénoncer la «mauvaise gestion du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP). Il s’agissait aussi d’attirer l’attention de l’opinion sur l’expiration du mandat du comité exécutif national de cette organisation syndicale depuis 2012.

Le Collectif réclame l’organisation d’un nouveau congrès pour renouveler l’instance dirigeante du SNESUP, conformément à l’article 5 de son règlement intérieur. Cette disposition stipule que «le congrès est convoqué tous les trois ans par le comité exécutif national (CEN). Le même article indique qu’un congrès extraordinaire peut être convoqué à l’initiative du CEN ou sur proposition des deux tiers des membres comités.

La conférence était animée par Sékou Amadou Traoré et Mamadou Badiaga, tous leaders du comité de pilotage et de réflexion du Collectif. Ils en appellent à la tenue d’un congrès statutaire dans les meilleurs délais. Les conférenciers justifient la création du Collectif par le refus du SNESUP de revendiquer l’article 66 et l’indice 3000 au bénéfice des enseignants-chercheurs. Ils dénoncent cette inaction dans la défense des intérêts des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur. Ils égrènent un chapelet de griefs contre le CEN, notamment «un amateurisme dans la substitution des frais d’encadrement à des indemnités spéciales d’encadrement» qui pénalise le bon fonctionnement de l’Institut pédagogique universitaire (IPU) et l’École doctorale des sciences et des technologies du Mali (EDSTM), entre autres.

Le CNECSUP, rassure Sékou Amadou Traoré n’est pas un nouveau syndicat au niveau supérieur le Collectif se bat pour l’organisation d’un congrès statutaire au plus tard fin octobre 2020 et la mise en place des démembrements dans les universités, grandes écoles et instituts avant la fin de l’année. En outre, le conférencier a soutenu que «le SNESUP était devenu un instrument de recrutement clandestin des agents, dont moins de 10% sont des enseignants ». Ces travailleurs ne sont pas issus des instituts d’enseignement supérieur (IES). Le Collectif propose une redynamisation pacifique et démocratique du SNESUP à travers une feuille de route.

Celle-ci envisage de mettre en place un nouveau bureau capable de défendre le paiement immédiat et intégral des arriérés d’heures supplémentaires et des frais de tâches, liés aux examens au titre des années universitaires 2017-2018, 2018-2019 et 2019-2020 dans les IES, l’application immédiate de l’article 66 du statut des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur avant fin novembre 2020 avec rappel à partir du 1er janvier 2020.

Le conférencier a évoqué d’autres préoccupations, notamment la signature de convention de la nouvelle grille indiciaire avec l’indice plafond à 5000 et la revalorisation des primes et indemnités à hauteur de 500% à compter de janvier 2021, via un programme d’harmonisation de l’enseignement supérieur dans la sous-région ouest-africaine et la tenue régulière des sessions de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude pour les enseignants (CNELA) pour l’avancement des enseignants-chercheurs. Le recrutement massif et régulier d’enseignants-chercheurs suivi de l’opérationnalisation sans condition du personnel affecté dans les institutions d’enseignement supérieur, y figurent.

Sidi Y. WAGUÉ

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