Tabagisme : Un fléau à combattre sans relâche

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Une enquête a relevé un fort taux de consommation du tabac chez les jeunes de 13 à 15 ans

Le Réseau de lutte contre le tabac et autres types de stupéfiants (RELUTAS-Mali) a lancé, le week-end dernier, ses activités à travers une journée intitulée: «Le tabac est mortel sous toutes ses formes». La cérémonie qui s’est déroulée à la Maison des aînés, était présidée par le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé.
À cette occasion, le président du Réseau, Me Mahamane I Cissé, a rappelé que le tabagisme constitue un problème de santé publique. «Il fait un gros ravage dans notre société, notamment au niveau de la couche juvénile», a-t-il indiqué. D’après lui, les enquêtes menées entre 2001-2008 ont relevé un fort taux de consommation du tabac chez les jeunes de 13 à 15 ans. Environ le tiers de cette couche consomme le tabac sous une forme ou une autre. L’homme de droit a aussi relevé que le Mali a ratifié la Convention-cadre internationale de lutte contre le tabac, le 19 octobre 2005. D’autres initiatives ont permis de renforcer l’arsenal juridique de lutte contre le tabac et autres stupéfiants. Parmi ces textes, il y a le décret du 12 juillet 2010 relatif à la consommation et à la commercialisation du tabac et des produits du tabac, le décret 5 juillet 2012 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Comité national de contrôle de tabac, entre autres. Au-delà de ces efforts, a constaté le président du Réseau de lutte contre le tabac et autres types de stupéfiants, le tabagisme persiste.
Il y a donc nécessité et urgence à agir pour protéger les générations actuelles et futures, a-t-il estimé, en proposant par exemple l’augmentation des taxes sur le tabac, la mise en place des emballages neutres.
Le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Jean-Pierre Baptiste, a déclaré que le tabagisme est l’une des pires menaces pour la santé publique dans le monde. Et pour cause, le tabac tue la moitié de ses consommateurs, a souligné le responsable de l’organisation onusienne. Selon lui, l’indice de consommation de la cigarette est très élevé chez les jeunes. À ce titre, il a souhaité l’implication du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour circonscrire le fléau puisque c’est à ce niveau que l’on retrouve la plus grande partie de la couche juvénile qui fume.
Quant au ministre Michel Hamala Sidibé, il a rappelé que la promotion, le parrainage et la publicité du tabac sont interdits. Néanmoins, il reconnaît que la lutte contre le tabac reste au cœur des préoccupations. C’est pourquoi, le ministre en charge de la Santé propose qu’il faut davantage sensibiliser les populations sur les dangers du tabac.

Sidi Y. WAGUÉ

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