Taoudéni : LA MINUSMA INITIE UN DIALOGUE ENTRE LES COMMUNAUTÉS DE NEBKIT

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Les 15 et 16 janvier derniers, la Division des Affaires Civiles de la MINUSMA à Tombouctou, a organisé un dialogue communautaire autour d’une tension liée à l’accès à l’eau. L’objectif de ce dialogue communautaire était de promouvoir la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble au bénéfice des communautés qui exploitent l’adduction d’eau.

La session de dialogue a été présidée par le Chef du village de Nibkit, dans la commune de Salam, Cercle de Bou-Djebeha dans la région de Taoudéni, en présence des membres de l’Equipe Régionale d’Appui à la Réconciliation (ERAR) de Taoudéni. L’activité a été animée par la Cellule d’Appui aux Initiatives de Développement (CAID, une ONG locale).

Durant deux jours, les participants se sont penchés sur la problématique du conflit, les causes et les conséquences.

Au total, 55 participants issus des communautés touareg et arabe ont pris part à la session. Etaient également présents à la rencontre : 26 femmes, les chefs de factions, les leaders religieux ainsi que les responsables de l’école et du service sanitaire de la localité.

Les travaux du dialogue étaient basés sur les thématiques suivantes : la prise de conscience du conflit ; l’éclaircissement du conflit ; la solution au problème ; l’engagement ainsi que le suivi des différentes activités allant dans le sens de la bonne gestion de l’adduction d’eau.

Pour cela, le facilitateur a invité les participants à identifier des initiatives de solution locales ancrées dans les valeurs socioculturelles car toute solution proposée qui ne respecterait pas les mœurs du milieu serait vouée à l’échec.

Cette méthode a permis aux participants de s’approprier cette activité et d’imaginer des propositions.

À la fin de cet exercice, le récapitulatif des solutions locales identifiées se présente comme suit : Mettre en place un ordre de priorité entre les différents usagers pour l’accès à l’eau ; les critères d’accessibilité seront basés sur le degré de vulnérabilité à la soif. Suivant cette logique, la priorité est donnée aux femmes puis aux animaux et enfin aux maçons.

Dans le cadre de la durabilité des règles de prévention de conflit autour de l’exploitation du château d’eau du site de Nebkit-Elik, un comité de trois membres, composé du chef de village, de l’imam et de la présidente des femmes, est mis en place pour le suivi des engagements. Ce comité se réunira chaque semaine et rendra compte à la population.

A la suite de ces deux jours de dialogue, les participants s’engagent à sensibiliser d’autres acteurs qui n’étaient pas présents à la rencontre pour une cohésion sociale totale au niveau du site.

MINUSMA

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