Technologies post-récoltes : SAA renforce les capacités des acteurs de la chaîne de valeur

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SAA a commencé ses activités au Mali en 1996

L’Association Sasakawa pour l’Afrique (de son sigle anglais SAA) a tenu les 10 et 11 novembre l’atelier de renforcement du rôle des technologies post-récoltes et transformation agro-alimentaire au sein des systèmes alimentaires. L’atelier a pour objet le partage, les échanges et le dialogue entre SAA et les participants pour que les technologies de gestion post-récolte et de transformation agro-alimentaire soient communiquées aux paysans en vue d’accélérer leur adoption et transformer l’agriculture familiale. Il a également pour but de relever le défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d’améliorer les revenus des acteurs et actrices des chaînes de valeur des cultures vivrières.

SAA a mis l’accent sur la diversification de ses interventions à travers des chaînes de valeur agricole par la création d’organisations paysannes et d’individus pouvant se professionnaliser dans les activités et services de gestion post-récolte et d’agro-transformation. En 2019, SAA a adopté un nouveau plan stratégique pour la période 2019-2023, dont la mise en œuvre repose essentiellement sur l’élaboration, le test, la consolidation et la validation de modèles innovants de vulgarisation agricole permettant d’accélérer le transfert et l’adoption de technologies. Parmi ces modèles, on peut retenir le centre de production, de post-récolte et de commercialisation (CPPC). Les technologies post-récolte introduites par SAA et ses partenaires ne sont pas une fin en soi, elles peuvent et doivent être améliorées pour mieux les adapter aux besoins des populations, a assuré Dr Sokona Dagnoko Sissoko.

Le secrétaire général du département de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche, Lassine Dembélé a souligné quelques résultats saillants obtenus par SAA. Lassine Dembélé a ainsi rappelé que c’est grâce à l’introduction de la variété de maïs appelée «Dembanyuma» que le rendement de cette céréale est passé de 3 à 4 tonnes pour se hisser à 6, 7 voire 8 tonnes par hectare. Les paysans doivent aussi grâce à elle, l’introduction de la variété de riz nerica (variété de riz pluvial) qui a permis de révolutionner les rendements dans les cas de culture de riz pluvial. Cette variété a permis de booster les rendements rizicoles de 3, voire 4 tonnes par hectare contre 1,5 et 2 tonnes au meilleur des cas.

Les paysans se sont aussi familiarisés avec de nombreux équipements de production, de post-récolte et de transformation. Cette transformation qualitative s’est traduite par une amélioration substantielle de la compétitivité agricole et une augmentation conséquente des revenus des paysans. Les efforts accentués sur les technologies post-récolte ont permis de diminuer les pertes d’environ 20% sur la donnée de base. L’atelier était le lieu pour le représentant du département de remercier SAA qui n’a jamais ménagé ses efforts pour améliorer les conditions de vie des petits paysans.

Rappelons que SAA a commencé ses activités au Mali à partir de 1996 à travers le Programme Sasakawa Global 2000 et ce avec des partenaires qui œuvrent dans la vulgarisation agricole, principalement la direction nationale de l’Agriculture et ses services déconcentrés. L’atelier a été organisé par le bureau régional de SAA basé à Addis Abeba (Ethiopie). Le président de la SAA, Dr Makoto Kitanaka du bureau nippon et Ryoya Tasai depuis Tokyo (Japon) et le directeur régional basé à Addis Abeba, Dr Mel Oluoch et les directeurs thématiques ont pris part aux travaux par visioconférence.

A Bamako, outre le secrétaire général du ministère, le directeur national de l’Agriculture, Oumar Tamboura, la directrice pays de SAA, bureau du Mali, Dr Sokona Dagnoko Sissoko entourée de ses proches collaborateurs ont pris part aux travaux de l’atelier.

Moriba COULIBALY

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