Tendances: Boogaali : des vélos de luxe en bambou Made in Africa

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Généralement utilisé comme plante ornementale dans les jardins, le bambou sert aussi à fabriquer des objets de décoration et comme matériau de construction par des architectes. Sa légèreté et sa résistance lui ont conféré une nouvelle fonctionnalité : cadre pour vélo.
Le bambou est réputé pour sa légèreté, sa solidité, sa flexibilité ainsi que sa rigidité, des caractéristiques qui lui permettent d’absorber les chocs et les vibrations beaucoup plus efficacement que des matériaux comme l’acier, le carbone, l’aluminium ou encore le titane.

C’est un matériau idéal pour la conception de bicyclette.
Le premier vélo en bambou a vu le jour en Angleterre, à la fin du 19è siècle. La tendance écologique actuelle le remet au goût du jour. Il pousse naturellement depuis des centaines d’années un peu partout à travers le monde, dont l’Afrique. Les pays comme le Bénin, le Burundi, le Cameroun, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Ghana, le Libéria, le Kenya, le Malawi, le Mali, Madagascar, le Mozambique, le Nigéria, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, la Tanzanie, le Togo ou encore l’Ouganda en sont riches.

Boogaali de l’Ouganda
Un jeune entrepreneur ougandais fait du neuf avec du vieux en utilisant du bambou. Noordin Kasoma produit des vélos hauts de gamme à partir d’anciens qu’il recycle et vend sous la marque Boogaali. En effet, il récupère et remet en état des bicyclettes usagées dont il remplace les cadres standards par du bambou. Le résultat donne des produits luxueux, élégants, robustes et design Made in Africa. Ils sont non seulement plus confortables que les autres 2 roues classiques en conduite tout-terrain, mais aussi plus écologique.
Le bambou pousse naturellement en Ouganda. C’est également la plante dont la croissance est la plus rapide au monde. Il est de ce fait très facile à trouver dans le pays et peut être récolté de manière durable. Il faut environ une semaine pour fabriquer et assembler un vélo Boogaali, sans compter les mois de séchage nécessaires pour le bambou. La phase la plus sensible est celle de la réalisation des différents diagrammes géométriques pour chaque produit.
Des vélos de ville à ceux de montagne, en passant par les vélos de voyage, de route ou encore de course, chaque Boogaali a une géométrie et une taille spécifique. De ce fait, le bambou est modelé et adapté manuellement, selon un processus unique à chacun. Il est également travaillé pour que le cadre soit aussi pratique qu’esthétique. Les Boogaali sont vendus en Ouganda, dans certaines régions de l’Afrique de l’Est, en Europe et en Amérique.
Zena TRAORE-
DIAKITE
Fondatrice & Directrice de Kennyce
Consulting &
Formation

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