Tourisme au Mali: Une année marquée par la COVID-19

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En 2019, notre pays a enregistré 221.000 arrivées de touristes contre 203.000 en 2018

La Journée mondiale du tourisme a été célébrée dimanche 27 septembre dans un contexte de la pandémie du coronavirus qui impose les distanciations sociales et qui réduit considérablement les déplacements. Le Mali, à l’instar des autres pays membres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a célébré l’événement sous le thème : «Tourisme et développement rural».

L’occasion était bonne pour le secrétaire général du ministère en charge du Tourisme, Hamane Demba Cissé, de rappeler que cette édition se tient dans un contexte national et international très difficile pour le secteur touristique. En effet, le secteur est confronté d’une part à la pandémie de la Covid-19 et ses conséquences sur l’économie mondiale et d’autre part à la situation sociopolitique du Mali. Ce contexte difficile a comme conséquences les restrictions sur les voyages, sur les regroupements et sur les activités de loisirs.

Ces restrictions ont entraîné les plus grandes baisses voire l’arrêt total des activités des entreprises touristiques dans notre pays, a-t-il souligné. Une première évaluation faite en mai dernier a permis d’enregistrer près de 14 000 arrêts de travail dont des arrêts temporaires et des licenciements.

«Malgré ces difficultés, le secteur du tourisme a fait preuve de résilience et de solidarité. Dans le contexte actuel, placer le tourisme au cœur du développement rural constitue un des préalables indispensables à la création d’un marché de tourisme domestique», a indiqué Hamane Demba Cissé.

Le ministère de l’Artisanat et du Tourisme œuvre, selon lui, au développement rural à travers le fléchage, signalétique, des attractions touristiques, la découverte du pays par les jeunes maliens et la réhabilitation de plusieurs monuments tels que les vestibules de Sékoro à Ségou, le site de Missikôrô à Sikasso et plusieurs autres sites au pays dogon pour ne citer que ceux-ci. Pour le secrétaire général du ministère en charge du Tourisme, les difficultés actuelles du secteur du tourisme ne doivent pas nous faire perdre de vue que le secteur est l’un des maillons essentiels de l’économie nationale, pourvoyeur de devises et créateur d’emplois.

Il a rappelé qu’en 2019, notre pays a enregistré 221.000 arrivées de touristes contre 203.000 en 2018, soit une progression de 9% environ. En plus, 2 500 emplois ont été créés à la même année. Les recettes touristiques ont été de 38 milliards de Fcfa et les investissements ont atteint plus de 37 milliards de Fcfa.

Ces différentes richesses créées prennent en compte, de manière inclusive, une diversité de couches sociales dont les plus pauvres, les femmes, les jeunes et les populations rurales. Cela montre à suffisance que le secteur du tourisme contribue fortement à la réduction de la pauvreté, conformément au Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2019-2023.

Le tourisme aide les communautés rurales à conserver leur patrimoine naturel et culturel par l’initiation et le soutien des projets de conservation des traditions, des valeurs ancestrales et des espèces menacées tant au niveau de la faune que de la flore. La ferme Teriyabougou est une parfaite illustration de l’apport du tourisme dans le développement rural dans la mesure où elle a permis de reboiser la zone et de développer les activités agricoles et énergétiques tout en conservant la culture locale.

Dans une déclaration, le secrétaire général de l’OMT, a indiqué que le tourisme s’est avéré être une bouée de sauvetage pour de nombreuses communautés rurales. Cependant, sa véritable force doit être pleinement déployée. «Le secteur n’est pas seulement une source majeure d’emplois, en particulier pour les femmes et les jeunes, il offre également des opportunités de cohésion territoriale et d’inclusion socio-économique pour les régions les plus vulnérables », a souligné Zurab Pololikashvili.

Youssouf DOUMBIA

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