Transition du Mali : Le soutien de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et de l’UE

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Pour la réussite de la Transition dont les organes se mettent progressivement en place, notre pays peut compter sur ses partenaires de poids. Hier à Koulouba, à l’issue des entretiens avec le président de la Transition, Bah N’Daw, le ministre d’État saoudien chargé des Affaires africaines, Abdul Aziz Qattan, l’ambassadeur de Turquie au Mali, Murat M. Onart et le chef de la délégation de l’Union européenne au Mali Bart Ouvry, ont assuré leur soutien aux autorités de la Transition qui ont la lourde tâche de ramener notre pays sur le chemin de l’ordre constitutionnel.

Déjà, notre pays et l’Arabie saoudite sont sur la même longueur d’onde sur toutes les questions importantes, a assuré l’hôte du président Bah N’Daw.

«Nos positions sont conformes dans tous les domaines», a précisé le ministre d’État, Abdul Aziz Qattan, à l’issue de son entretien avec le président de la Transition. Il a annoncé dans la foulée que l’Arabie saoudite est prête à financer des projets de développement. Des accords pourraient même être paraphés dans les jours à venir, a en effet précisé le visiteur du jour, avant de révéler qu’il a «discuté des accords qui seront signés et aussi des projets de développement» avec le président Bah N’Daw.

Abdul Aziz Qattan s’est dit heureux de constater que plusieurs infrastructures à Bamako portent les noms de rois saoudiens, tels que le pont Fahd et la mosquée Fayçal. Toutes choses qui témoignent de l’historicité et de l’excellence des relations entre nos deux pays, s’est-il réjoui.

L’ambassadeur turc Murat M. Onart (c) a assuré que son pays a des projets économiques pour le Mali

Lors de leurs échanges, le président Bah N’Daw et Abdul Aziz Qattan ont observé une parfaite convergence de vues sur la nécessité de renforcer ces liens déjà solides. À cet égard, un accent particulier sera mis sur la lutte contre le terrorisme au Mali et plus globalement dans les pays du G5 Sahel.

Tout comme l’Arabie saoudite, la Turquie souhaite accompagner les autorités de la Transition. L’ambassadeur de ce pays, Murat M. Onart, a estimé que cela est tout à fait normal car nos deux pays «sont très proches et se soutiennent mutuellement». Raison pour laquelle, la Turquie œuvrera de sorte que le Mali réussisse cette Transition. L’ambassadeur en a donné l’assurance, tout en rappelant que le ministre turc des Affaires étrangères avait déjà signifié ce soutien, lors de sa visite à Bamako le 9 septembre dernier.

Entre nos deux pays, les domaines de coopération sont divers. Le niveau atteint dans le secteur de l’éducation est remarquable. La Turquie a aussi des projets économiques dans notre pays et investira, à travers une agence de coopération qui ouvrira bientôt ses portes, dans les projets de développement.

La rupture de l’ordre constitutionnel n’entamera en rien l’engagement de ce pays ami, a assuré le diplomate turc, ajoutant que tout au long de cette Transition, le «gouvernement et le peuple turcs seront toujours là pour aider le Mali». Même engagement constant du côté de l’Union européenne. Bart Ouvry, chef de la délégation de l’UE au Mali, a évoqué les grands chantiers de la Transition avec le président Bah N’Daw et lui a assuré de son soutien pour relever les défis. Parmi les chantiers, il a cité l’organisation des élections et les réformes politiques et institutionnelles à mener. Sans oublier la question de la sécurité.

«Il était important de confirmer la volonté de la communauté internationale et particulièrement de l’Union européenne de soutenir le Mali dans cette Transition qui devrait nous amener à une forme de gouvernance constitutionnelle», a-t-il expliqué, avant de préciser que le retour à l’ordre constitutionnel est très important pour la stabilité du Mali et de toute la région.

Issa DEMBÉLÉ

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