Une délégation de la Canam à Kayes : MISSION JUGÉE POSITIVE

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Photo de famille de la délagtion de la CANAM

Une mission de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam), conduite par Mme Seynabou Touré, 1ère vice-présidente du conseil d’administration de la Caisse, était, la semaine dernière, à Kayes pour s’enquérir des conditions de travail des prestataires de l’Assurance maladie obligatoire (Amo). Instaurée par la loi n°015 du 26 juin 2009, le régime d’Assurance maladie obligatoire permet la couverture des frais de soins de santé inhérente à la maladie et à la maternité des assurés et des membres de leur famille à charge.
Les dispositions de cette loi assurent une couverture sans discrimination. Elles ont largement pour fondement les principes de solidarité, de contribution et de la mutualisation des risques qui restent ancrés dans la culture et les mœurs maliennes.
En se rendant dans la Cité des rails, la délégation de la Canam voulait s’enquérir de l’état de mise en œuvre de l’Amo au niveau des structures sanitaires de la Région de Kayes.
Elle a aussi édifié ses différents interlocuteurs sur la transformation structurelle en cours, à travers l’introduction de la carte biométrique pour la viabilisation du système Amo.
Il faut souligner que ces structures sanitaires sont confrontées à d’énormes problèmes : manque d’équipements, de matériels informatiques et de connexion Internet, vétusté des locaux, remboursement des frais de prestation. Au Centre de santé de référence de Kayes, où il y a moins de problèmes maintenant qu’avant, l’équipe médicale a attiré l’attention des visiteurs sur l’étroitesse de l’espace Amo ou guichet.
Les locaux abritaient la direction régionale de la santé. Et lorsque le CSRef a vu le jour, la direction ne pouvait qu’ériger le bâtiment du gardien comme guichet. Cette maisonnette qui est située à l’entrée du centre de santé de référence, sans climatiseur ni ventilateur. Pendant la période de forte chaleur, les agents sont souvent obligés de sortir pour aller travailler sous un arbre dans la cour. Les prestataires Amo sont aussi confrontés à un problème de code et de formation.
Au niveau de la direction régionale de la protection civile, tout comme au camp militaire de Kayes, les responsables et les travailleurs se réjouissent de leur collaboration avec la Canam. Ils ont salué la décentralisation de l’Amo qui va soulager les prestataires et les assurés. Partout, les agents trouvent que l’Amo est une fierté pour tout le monde. De l’autre côté du fleuve Sénégal, il y a le Centre de santé communautaire de Kayes N’Di.

Ici, la direction et les agents, tout comme les assurés, évoquent des problèmes de connexion Internet, d’équipements, de mise à jour des données et de liste des médicaments retenus pour l’Amo. Les médecins des CSCOM souhaitent aussi qu’ils soient autorisés à prescrire des spécialités (médicaments), comme le font leurs collègues du public. Le comité de gestion se plaint des difficultés de remboursement et dit avoir des problèmes à formuler des demandes de remboursement.
Mais, l’arrivée de la délégation de la Canam a permis d’édifier les différents prestataires de l’Amo sur beaucoup de points. La 1ère vice-présidente du conseil d’administration de la Canam et les membres de sa délégation ont visité dans la journée du 25 février 2020, le service social du camp militaire Mamadou Lamine Dramé, la direction régionale de la protection civile qui est dotée d’une infirmerie, l’hôpital régional Fousseyni Daou et une pharmacie de la place. La délégation a aussi rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Kayes, le contrôleur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. Le lendemain, les missionnaires de la Canam se sont rendus au CSCOM (Centre de santé communautaire de Kayes N’Di) et au CSRef (Centre de santé de référence) de Kayes.
« Le conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie a décidé d’envoyer des missions dans les régions pour faire le point des prestations de l’Assurance maladie obligatoire en vue de l’amélioration des conditions de travail de nos agents et partenaires. La mission a été positive. Nous avons constaté une forte adhésion des populations à nos services », a affirmé Mme Seynabou, ajoutant que sa délégation a retenu des recommandations relatives à la disponibilité des feuilles des agents, à la communication, à la formation pour bien remplir les fiches et éviter les cas de rejets.

Bandé Moussa
SISSOKO
Amap-Kayes

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