Utilisation d’un aéronef militaire par des civils : Le chef d’état-major de l’Armée de l’Air donne des explications 

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Le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, le général de brigade Daouda Dembélé

«Oui il est normal que les aéronefs de transport militaires soient utilisés par des civils, des associations, des organisations, des institutions en dehors du ministère de la Défense et des Anciens combattants ». Ces propos ont été tenus par le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général de brigade, Daouda Dembélé, devant les hommes de médias ce vendredi à la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA).

L’objectif de ce point de presse, selon le général Daouda Dembélé, est d’éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale sur ce qu’on peut appeler désormais l’affaire de « l’utilisation d’un aéronef militaire par des civils ».

Il convient de signaler que cette sortie médiatique est consécutive à l’affrètement, il y a quelques jours, d’un avion militaire par la famille Kane pour ses besoins à Nioro du Sahel. Toute chose qui a suscité chez certains internautes des «commentaires, incompréhensions et autres interrogations », sur les réseaux sociaux.

Dans sa communication, le chef d’état-major de l’Armée de l’Air a indiqué que toute personne physique ou morale peut bénéficier du service des aéronefs militaires de transports maliens. Quand cela arrive, ajoutera-t-il, il s’agit d’un affrètement.

« L’affrètement n’est ni une location, ni un service gracieux. Il consiste à assurer le service au prix coûtant sans aucun bénéfice pour l’Armée de l’Air », a déclaré l’animateur du point de presse. Dans l’affrètement, poursuivra le général Dembélé, le demandeur assure les frais inhérents à la mission, l’Armée de l’Air ne paie rien, elle ne demande pas non plus un quelconque bénéfice. Il s’agit, selon le chef de l’Armée de l’Air, tout simplement d’une assistance militaire en faveur de nos populations et de nos partenaires.

Le demandeur, conclut le général Dembélé, adresse sa demande au ministre de la Défense et des Anciens combattants  qui décide. Il ajoutera qu’en aucun cas, l’affrètement ne peut distraire une mission militaire. 

Aboubacar TRAORE

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