Vacances scolaires : LES ÉTUDIANTS DE L’EXTÉRIEUR «S’ÉCLATENT» À BAMAKO

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Les vacanciers aiment fréquenter les boites de nuit de la capitale


En vue de profiter au maximum de leur séjour, certains convoitent toutes les nuits les bons coins de la capitale, de la rive droite à la rive gauche. Ils font la fête jusqu’à l’aube
C’est la période des grandes vacances. Depuis fin mai, les étudiants maliens, des inscriptions libres et des bourses d’Etat résidant à l’étranger débarquent en grand nombre à l’Aéroport International président Modibo Keïta Sénou. Ils viennent aussi bien de l’Europe, de l’Asie, de l’Amérique que du continent africain pour leurs vacances, après une année scolaire loin des parents et des amis.
Une fois au pays, ces jeunes étudiants comptent profiter au maximum de leur séjour en s’éloignant des soucis. Ainsi, pas assez de sommeil la plupart du temps. En effet, tous les soirs, généralement à partir de minuit, ces vacanciers convoitent les bons coins de la capitale, de la rive droite à la rive gauche. Ils font la fête jusqu’à l’aube.
Interrogé, un vacancier répondant du nom de Issa Coulibaly dit Papy, nous a affirmé étudier en Chine depuis 3 ans sur financement de ses parents. Papy a indiqué venir chaque année à Bamako pour retrouver les membres de sa famille et pour également changer d’air. Parlant de ses routines de vacances, notre interlocuteur a affirmé qu’il ne se passe pas une nuit sans qu’il ne soit avec des amis d’enfance pour des séances de causerie ou des sorties nocturnes.
Issa Coulibaly et son groupe fréquentent les nouveaux salons de «Chicha», au Golf de Baco Djicoroni, et souvent, l’Hippodrome. Pour lui, les vacances représentent un moment de plaisir intense. «Nous passons toute l’année scolaire à attendre le moment de retour au bercail», a-t-il expliqué en assurant que passer 9 mois à l’étranger, loin de ses proches, n’est pas chose aisée. «Donc, nous profitons du court séjour pour recréer les bons souvenirs».
Yéhia Maiga étudie en Algérie. Il avance que venir passer ses vacances au pays est devenu une tradition chez bon nombre d’étudiants et stagiaires maliens d’Algérie. Il déplore le fait que tout le monde les moyens n’ait pas les moyens de se procurer un billet de vacances. Ce sont généralement les étudiants issus de familles aisées qui peuvent se payer le billet tous les ans. «Heureusement que notre association estudiantine, en collaboration avec des compagnies aériennes, fait des promotions de billet d’avion ; C’est ainsi qu’avec l’aide des parents nous nous organisons pour payer nos billets », souligne-t-il. Arrivé à Bamako, Yéhia Maiga était de sortie dès la première nuit. Il est allé faire la fête avec ses amis qui sont tous des étudiants à l’extérieur: Tunisie, Venezuela, Inde, Chine, France, Ghana et Maroc. «Tous les jours, nous passons la nuit ensemble avant d’aller nous coucher un peu après 6 h du matin», dit-il.
LES VIRÉES NOCTURNES ENTRE JEUNES ÉTUDIANTS – Poursuivant nous mêmes notre virée nocture sur les traces des étudiants en vacances, nous sommes arrivés aux alentours de minuit devant une boîte de nuit de la rive gauche où il y avait une grande bousculade à l’entrée. Un jeune du nom de Abba, venant de l’Algérie, nous y a confié venir toutes les nuits. «Nous allons rentrer dans la boite de nuit pour faire 2 heures et après, nous irons au grin pour causer tout le reste de la nuit ».
Une jeune demoiselle nommée Choucha accompagnait le groupe. Elle assure dormir d’abord tous les soirs avant de se rendre en boîte. Elle a ajouté n’avoir pas mis le dehors durant une seule nuit de l’année scolaire. «En Algérie, nous n’y disposons pas de moyens pour faire des sorties nocturnes entre amis», relève notre interlocutrice, ajoutant que ses économies lui permettent de passer de paisibles vacances sans recourir aux parents.
Quant à J.P, un fils à papa qui étudie au Venezuela, nous l’avons accosté alors qu’il pressait le pas pour s’engouffrer dans la boite. «Cela fait plus d’une quinzaine de minutes que je cherche un lieu de stationnement, il me faut aller maintenant plus loin pour avoir une place», nous a t-il simplement expédié.
Mohamed Z.
DIAWARA

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