Vente d’œuvre d’art: Le geste de cœur et d’élégance d’Amadou Diawara

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L’événement a fait un buzz sur la toile. Un collectionneur malien a décidé d’acheter l’ensemble des œuvres photographiques d’une exposition. Cela s’est passé le 8 mars dernier à Djicoroni Para. Il s’agit de Amadou Diawara, PDG d’une entreprise basée à Bamako.
Quinze jeunes femmes photographes de l’Association « Femmes fortes », ont initié une exposition itinérante à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme. Chacune d’elle a apporté une œuvre. Et elles ont loué un minibus de transport en commun appelé Sotrama, pour faire le tour des cérémonies de mariage dans la ville de Bamako. La tournée devait être bouclée au Palais de la culture où était prévue la cérémonie officielle de la célébration du 8 Mars. Elles comptaient sur ce rassemblement de personnalités pour montrer leurs œuvres. Cette réunion ayant été annulée la veille, elles ont donc décidé de changer d’itinéraire. Le Sotrama a mis le fait cap sur Djicoroni-para, un quartier populaire où Amadou Diawara tenait une Université virtuelle sur les droits de la femme.
Après avoir apprécié les différents messages et la qualité des images, il a décidé sur-le-champ d’acheter toutes les œuvres au prix coûtant. C’est-

De Youssouf DOUMBIA

à-dire sans discuter les propositions des artistes. D’après Dicko Traoré dite Dickonet, une exposante, « nous pensions dans un premier temps à une blague. L’intéressé a insisté sur sa proposition en précisant que c’est sa manière de nous encourager. Nous n’en croyions toujours pas nos oreilles, personnellement, c’était une sorte de rêve ».
Le mécène a joint l’acte à la parole en signant un premier chèque qui correspondait à la moitié du montant total. « Quelques jours après, quand nous lui avons apporté les tirages avec le logo de l’Université virtuelle, il a remis un second chèque avec le montant de l’autre moitié », témoigne notre interlocutrice.
L’Association « Femmes fortes » a décidé de ne pas révéler le montant de la vente. Mais on peut toutefois estimé à plus d’un million de Fcfa le montant total payé par Amadou Diawara.

 

Courts métrages : Le CNCM tend la perche aux cinéastes en herbe

Des court-métrages de sensibilisation en tournage par des équipes du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). En effet, suite à un concours de scénario lancé au mois de décembre, où une cinquantaine de candidature avait été admise, le CNCM a retenu 14 propositions dont le tournage a commencé depuis la semaine dernière. Le premier est celui de Dicko Traoré dite Dickonet. Intitulé « Yafa » ou le pardon, il a été tourné dans la Commune de Siby, à une quarantaine de kilomètres de Bamako. Dans le synopsis, Dicko parle d’un jeune homme qui enfreint les règles du village en enlevant une jeune fille au risque de fâcher sa communauté. La post-production, qui a déjà commencé, prendra fin dans les jours à venir.
Tout comme pour les deux autres que sont : « L’égalité » de Mariam Doumbia et « Soleil Levant » de Sianwa Koné. Chacun de ces films ne dépassera pas 5 minutes.
Dans « L’égalité », Mariam invoque le cas d’une jeune femme du nom de Walette, veuve et mère de 2 enfants. Elle quitta sa région (Kidal) pour rejoindre la capitale tout en espérant avoir une vie paisible. Mais la vie de Bamako réserve souvent bien des surprises désagréables.

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